16 février 2016 / 07:39 / dans 2 ans

Telecom Italia accélère ses investissements, ralentit son désendettement

MILAN, 16 février (Reuters) - Telecom Italia a annoncé mardi une accélération de ses investissements dans les réseaux fixes et mobiles en Italie, où il s‘attend à renouer avec une croissance de son bénéfice brut à partir de 2017.

L‘opérateur, dont le principal actionnaire est le groupe français Vivendi, prévoit parallèlement de ralentir son désendettement, d‘après son nouveau plan triennal dévoilé mardi.

Sur le plan des résultats, Telecom Italia a fait état d‘une chute de 20% de son bénéfice brut en 2015, en raison notamment de charges exceptionnelles pour 1,08 milliard d‘euros et de la nette dégradation de ses activités au Brésil, l‘un de ses principaux marchés.

Critiqué depuis plusieurs années pour un manque de direction stratégique, l‘ancien monopole des télécoms italiens cherche à diversifier ses sources de revenus face à la concurrence des acteurs venus d‘internet dans ses activités traditionnelles de téléphonie.

Il a annoncé mardi qu‘il investirait 12 milliards d‘euros d‘ici 2018 en Italie, dont 3,6 milliards d‘euros pour le déploiement d‘un réseau de fibre optique, une infrastructure de télécommunications à haut débit érigée en priorité par le gouvernement de Matteo Renzi.

Cet objectif d‘investissement est supérieur de 20% à celui contenu dans le précédent plan triennal.

Telecom Italia espère que son réseau de fibre optique sera dsponible pour 84% de la population italienne d‘ici 2018 et que son réseau mobile 4G couvrira plus de 98% du territoire de la péninsule.

Telecom Italia n‘investira pas plus de 14 milliards de reals brésiliens (3,14 milliards d‘euros) dans l‘amélioration de son réseau mobile au Brésil, où le groupe espère que sa filiale TIM Participações augmentera sa part de marché et sa marge d‘exploitation sur la période.

L‘opérateur italien prévoit aussi de renforcer sa position dans la diffusion de divertissements sur des supports multimédias, notamment les vidéos, la musique, les jeux et l‘édition.

Il se fixe pour objectif de ramener son endettement à moins de trois fois son Ebitda d‘ici fin 2018, malgré l‘impact négatif d‘ajustements comptables pour une valeur de deux milliards d‘euros. Ce nouvel objectif est moins ambitieux que celui contenu dans le précédent plan triennal d‘un endettement ramené à fin 2017 à 2,5 fois l‘Ebitda.

En 2015, le bénéfice avant intérêts, taxes, dépréciations et amortissements (Ebitda) s‘est contracté à 7 milliards d‘euros, soit juste en-dessous du consensus des analystes fournis par le groupe, de 7,15 milliards. Hors exceptionnels, l‘Ebitda a baissé de 4,5% sur une base organique.

Le chiffre d‘affaires a pour sa part diminué de 8,6% à 19,7 milliards d‘euros, conformément au consensus des analystes.

Les ventes ont reculé de 2% en Italie mais elles ont plongé de 26% au Brésil, frappé par une crise économique.

L‘endettement net ajusté a augmenté à 27,3 milliards d‘euros à fin décembre, contre 26,8 milliards trois mois plus tôt. (Agnieszka Flak et Stefano Rebaudo; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison)

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