LEAD 1-France-Cosse réfute toute "trahison", tout "marchandage"

vendredi 12 février 2016 12h28
 

* Elle reste opposée à la déchéance de nationalité

* Elle ne veut pas "ruiner" l'avenir d'EELV

* Hollande ne lui a pas demandé de "se renier" (Actualisé avec autres déclarations)

PARIS, 12 février (Reuters) - L'écologiste Emmanuelle Cosse, dont l'entrée au gouvernement achève de plonger Europe Ecologie-Les Verts (EELV) dans la crise, a assuré vendredi n'avoir cédé à "aucun marchandage" et ne rien "renier" de son opposition à la déchéance de nationalité et au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le débauchage de l'ex-secrétaire nationale d'EELV est dénoncée comme une "trahison" et une "désertion" par son parti qui accuse François Hollande d'avoir oeuvré à son implosion.

"Mon entrée au gouvernement s'est faite sans aucun marchandage, j'y viens avec mes convictions, mes engagements, des positions très fermes sur certains sujets", a déclaré Emmanuelle Cosse à l'issue de la passation de pouvoirs avec l'ex-ministre du Logement Sylvia Pinel.

Plus tôt dans la matinée, sur France Inter, la nouvelle ministre du Logement et de l'Habitat durable avait été interpellée sévèrement à l'antenne par un militant d'EELV, furieux d'une "haute trahison", "égoïste" et "stupide".

"A un moment, François Hollande m'a appelée, m'a dit qu'il voulait des écologistes dans ce gouvernement, qu'il connaissait mes positions, celles de mon parti, nos différends, y compris sur un sujet comme Notre-Dame-des Landes", a-t-elle expliqué.

François Hollande, qui lui aussi a nié avoir cédé à un "chantage" pour enrôler cette proche de l'ex-ministre Cécile Duflot, a annoncé jeudi l'organisation d'un référendum local sur le projet controversé d'aéroport.   Suite...