8 février 2016 / 10:20 / il y a 2 ans

BOURSE-Le secteur aéronautique pénalisé par l'euro et Rolls-Royce

PARIS, 8 février (Reuters) - Le secteur aéronautique perd nettement du terrain lundi matin en Bourse, pénalisé par la baisse du dollar face à l‘euro et les craintes d‘une réduction du dividende chez Rolls-Royce.

A 11h10, l‘indice Thomson Reuters du secteur européen de l‘aérospatiale et de la défense recule de 3,25% quand le Stoxx 600, qui regroupe les principales valeurs européennes, abandonne 2,18%.

A Paris, Safran (-5,86% à 51,13 euros) accuse la plus forte baisse de l‘indice CAC 40 (-2,24%), Airbus Group cède 4,37% à 51,70 euros et Zodiac Aerospace 4,91% à 18,095 euros.

“Tout d‘abord, il y a l‘euro qui remonte face au dollar. C‘est une surprise pour beaucoup d‘investisseurs car on ne cesse de répéter depuis des mois que l‘euro va continuer de baisser contre le dollar”, remarque un trader en poste à Paris.

L‘euro est remonté à 1,1180 dollar, contre près de 1,0886 dollar le 1er février.

A cela s‘ajoute les “rumeurs” d‘une réduction du dividende de Rolls-Royce, poursuit le trader parisien.

Rolls-Royce perd d‘ailleurs 3,497% à la Bourse de Londres alors que, selon le Financial Times, les analystes anticipent une baisse de 30% du dividende, ce qui serait une première en 24 ans.

Le groupe britannique, affaibli par la chute des cours du pétrole et le ralentissement de la demande de services dans le secteur des moteurs d‘avion, avait averti en novembre qu‘il pourrait réduire son dividende.

“Si cela se confirme, ce n‘est pas qu‘une mauvaise nouvelle pour Rolls-Royce, tout le monde dans le secteur peut être concerné”, commente un autre trader parisien.

“Le problème, c‘est qu‘entre cela, l‘euro qui remonte et l‘extrême nervosité des marchés depuis le début de l‘année, il en faut peu pour faire bouger un titre”, poursuit-il.

Les marchés financiers connaissent un net regain de volatilité depuis le début de l‘année, dans la continuité du choc de l‘été dernier sur fond d‘inquiétudes persistantes à l‘égard de la croissance des économies émergentes, de tensions géopolitiques et de divergence des politiques monétaires entre la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne.

Et, selon plusieurs analystes et gérants, cette situation devrait perdurer. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez)

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