France-Moscovici met en garde Sarkozy sur les déficits

vendredi 5 février 2016 10h33
 

PARIS, 5 février (Reuters) - La nécessité de poursuivre dans la voie de la réduction des déficits publics en France s'impose à tous, a déclaré vendredi Pierre Moscovici, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires.

L'ancien ministre français des Finances réagissait à l'intention exprimée par Nicolas Sarkozy, en cas de retour à l'Elysée en 2017, de mettre en oeuvre un "contre-choc" fiscal de 25 milliards d'euros sous forme de baisse des charges et des impôts qui serait compensé, mais pas de manière immédiate, par des économies.

"Je me dois à une certaine neutralité. Je dis simplement que dans l'hypothèse ou il y aurait par exemple 25 milliards de baisses d'impôts faites à l'été 2017, il faudrait bien sûr qu'elles soient compensées immédiatement par des baisses concomitantes, par exemple de dépenses publiques, ou d'(autres) impôts", a-t-il dit sur Europe 1.

"Il faut bien en prendre la mesure parce que ça ne peut en aucun cas creuser le déficit", a-t-il ajouté.

Le chemin de réduction des déficits publics doit se poursuivre, a-t-il indiqué, en soulignant que la France était un des trois seuls pays européens où ils sont encore supérieurs à 3% du PIB et qu'elle s'était engagée à le ramener sous ce seuil en 2017.

"La réduction des déficits s'impose à tous", a conclu Pierre Moscovici. (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)