La CDC pourrait prendre une part au capital de RTE-Macron

mardi 2 février 2016 21h57
 

PARIS, 2 février (Reuters) - Des fonds d'infrastructures et des investisseurs comme la Caisse des dépôts pourraient participer à une ouverture du capital de RTE, la filiale d'EDF en charge du réseau français de transport d'électricité, indique mardi soir le ministre de l'Economie Emmanuel Macron dans une interview au Figaro.

"Des investisseurs d'infrastructures et de réseau, comme la Caisse des dépôts, pourraient y participer dans le cadre d'une ouverture du capital de RTE", déclare le ministre dans une interview disponible sur le site internet du quotidien.

Le président d'EDF, Jean-Bernard Lévy, n'a pas exclu fin janvier de céder une partie du capital de RTE mais entend que le groupe public reste présent dans les activités de réseau.

Le ministre de l'Economie indique aussi que la banque publique Bpifrance investira environ 300 millions d'euros dans le cadre de l'augmentation de capital de 5 milliards d'euros de Vallourec annoncée lundi.

"L'entreprise (Vallourec, ndlr) doit (...) mettre son appareil industriel en capacité d'affronter ce cycle très brutal. C'est pourquoi l'État appuie sa réorganisation, au travers de Bpifrance qui réinvestira environ 300 millions d'euros aux côtés du partenaire japonais NSSMC, pour consolider l'ancrage français du groupe et assurer son avenir durablement", déclare Emmanuel Macron.

Dans le cadre du renflouement de Vallourec, Bpifrance et Nippon Steel Sumitomo Metal Corp ont indiqué qu'ils participeraient ensemble à hauteur d'un milliard d'euros à l'augmentation de capital.

Comme il l'avait fait à l'occasion de ses voeux à la presse vendredi, Emmanuel Macron réaffirme son soutien au projet de centrales nucléaires de nouvelle génération à Hinkley Point au Royaume-Uni, projet dont les syndicats réclament le report.

"C'est un beau projet qui fera travailler toute la filière nucléaire française et signera son renouveau, et je ne comprends pas l'attitude de certains qui par leurs critiques le décrédibilisent", souligne le ministre. "Ne marquons pas de but contre notre propre camp." (Matthieu Protard, édité par Simon Carraud)