Un ministre iranien plaide un retour des banques françaises

jeudi 28 janvier 2016 20h48
 

par Michel Rose

PARIS, 28 janvier (Reuters) - Le ministre iranien du Commerce et de l'Industrie a appelé jeudi les banques françaises à surmonter leurs craintes et à retourner en Iran, très désireux d'attirer les investissements étrangers maintenant que se tourne la page des sanctions internationales.

La frilosité des groupes bancaires français trouve son origine dans l'amende record de neuf milliards de dollars infligée à BNP Paribas par les Etats-Unis en 2014 pour violation d'embargo.

Toute une série d'accords et de contrats commerciaux ont été signés jeudi à l'occasion de la visite à Paris du président Hassan Rouhani. Mais les rencontres avec les représentants de grandes banques françaises comme BNP Paribas et Société générale ne figuraient pas à l'agenda officiel de la délégation iranienne.

Le ministre du Commerce et de l'Industrie Mohammad Reza Nematzadeh, lors d'un forum d'affaires France-Iran, a souligné qu'il n'y avait plus d'obstacles au retour des banques françaises en Iran.

"Si elles ne s'engagent pas, l'activité ne se développera pas", a-t-il prévenu.

Les banques internationales, a-t-il dit, doivent simplement respecter trois conditions pour éviter l'écueil de sanctions américaines: ne pas avoir d'activité via une filiale américaine, éviter d'être en affaires avec des personnes ou des entités figurant sur la liste des sanctions, éviter de mener des opérations à leur terme aux Etats-Unis ("clearing").

"Ces trois conditions sont très claires. S'il vous plaît, prenez ça au sérieux, de notre côté les choses ont commencé", a dit le ministre. "Si les banques ne démarrent pas, nous perdons notre temps."

BNP Paribas s'est refusé à un commentaire. Société générale n'était pas disponible dans l'immédiat.   Suite...