Areva-Réunion mercredi à l'Elysée,recapitalisation en vue-presse

mardi 26 janvier 2016 13h44
 

PARIS, 26 janvier (Reuters) - François Hollande, Manuel Valls et les ministres concernés doivent se pencher mercredi matin à l'Elysée sur l'avenir de la filière nucléaire et pourraient à cette occasion fixer le montant de la recapitalisation d'Areva, rapporte mardi le quotidien Le Monde.

Matignon et le ministère de l'Economie n'ont pas souhaité commenter ces informations, et l'Elysée ne s'est pas exprimé dans l'immédiat.

La presse rapportait la semaine dernière que l'augmentation de capital d'Areva, détenu à 87% environ par l'Etat français, devrait dépasser 4,0 milliards d'euros.

Le groupe, qui a en outre préparé en novembre une entrée de China National Nuclear Corporation (CNNC) à son tour de table, avait prévenu l'été dernier que cette levée de fonds serait "significative".

Alors qu'il estimait ses besoins de financement à 7 milliards d'euros sur 2015-2017 - et prévoyait de les couvrir à hauteur de 3,6 milliards grâce à des cessions notamment -, il a prévu d'actualiser ce montant en publiant ses résultats 2015 le 25 février.

Une annonce sur l'augmentation de capital interviendrait parallèlement au dépôt par EDF d'une offre ferme de prise de contrôle de la division réacteurs du groupe nucléaire (Areva NP) sur la base d'une valorisation légèrement supérieure à 2,5 milliards d'euros.

Les deux groupes avaient présenté en juillet un protocole d'accord prévoyant la cession à EDF de 51% à 75% du capital d'Areva NP, société chargée notamment de la construction des réacteurs et des services à la base installée, sur la base d'une valorisation de 2,7 milliards d'euros qui a fait depuis l'objet d'âpres négociations.

EDF ayant clairement fait savoir qu'il serait immunisé contre le chantier de l'EPR finlandais OL3 - dont les difficultés plombent les comptes d'Areva et ont conduit le client finlandais TVO à réclamer 2,6 milliards d'euros dans le cadre d'une procédure d'arbitrage -, ce dossier reste à régler.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a déclaré le 20 janvier que le groupe français et TVO avaient un mois pour trouver un moyen de régler leur différend.

Toujours selon Le Monde, EDF ne devrait pas en revanche se prononcer mercredi sur une décision d'investissement dans le projet de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l'Angleterre.

EDF n'a pas souhaité commenter ces informations. (Benjamin Mallet, avec Geert De Clercq, Jean-Baptiste Vey et Michel Rose, édité par Dominique Rodriguez)