La CE surprise par les doutes de la Belgique sur la TTF

lundi 25 janvier 2016 14h57
 

BRUXELLES, 25 janvier (Reuters) - La Commission européenne a exprimé sa surprise lundi après les déclarations du ministre belge des Finances évoquant un possible rejet par son pays du nouveau projet de taxe sur les transactions financières (TTF) dans la zone euro.

Lancé en 2012, ce projet reste freiné par de multiples obstacles et le nombre de pays qui le soutiennent est tombé à dix.

La Belgique, qui figure dans ce petit groupe, "ne quittera pas la table des négociations à ce stade mais on ne peut nier que les projets de textes tels qu'ils existent aujourd'hui sont inacceptables, car en contradiction avec l'accord de gouvernement", a déclaré ce week-end dans un communiqué son ministre des Finances Johan Van Overtveldt.

Il a ajouté que la dernière version en date du projet risquait de pénaliser le secteur financier belge et de faire augmenter les coûts de financement de l'Etat.

"Nous n'avons en aucune façon été informés du fait que la Belgique pourrait se retirer de la TTF. La Belgique a joué un rôle de soutien fort tout au long du processus de négociation", a déclaré lundi une porte-parole de la Commission européenne.

Le commissaire aux Affaires économiques et monétaire, Pierre Moscovici, était l'un des promoteurs du projet à son lancement, lorsqu'il était ministre français des Finances.

Début décembre, dix pays de la zone euro (Allemagne, France, Italie, Autriche, Belgique, Grèce, Portugal, Slovaquie, Slovénie et Espagne) ont conclu un accord sur différents aspects du projet et sont donné jusqu'à la mi-2016 pour parvenir à un compromis sur les questions en suspens.

(Francesco Guarascio et Robert-Jan Bartunek; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)