France-Début de mandat sous le signe des économies pour Pécresse

dimanche 17 janvier 2016 00h00
 

PARIS, 17 janvier (Reuters) - Valérie Pécresse, nouvelle présidente de l'Ile-de-France, compte lancer dès la semaine prochaine un audit sur les finances régionales et mettre en place différentes mesures d'économies, dont le déménagement du siège du conseil régional au-delà du périphérique parisien.

Interrogée par le Journal du Dimanche sur les premières mesures de son mandat, Valérie Pécresse indique qu'elles concerneront "le train de vie de la région".

Elle prévoit ainsi de lancer le processus du déménagement du siège de la région hors de Paris lors de la première séance plénière du conseil régional depuis son élection, prévue jeudi.

Valérie Pécresse souhaite que cette relocalisation de l'exécutif régional, décrite à la fois comme une source d'économies et "un symbole politique fort" pour "effacer la barrière du périphérique et rééquilibrer à l'Est", se concrétise "dans la première moitié du mandat" (soit 2018, NDLR).

La nouvelle présidente de la région évoque également dans son entretien au journal dominical la réduction par trois de la flotte automobile régionale, la suppression du tirage sur papier du journal régional, ou encore la réduction des frais de réception et le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, sauf dans les lycées.

Valérie Pécresse projette aussi de renforcer la lutte contre la fraude dans les transports. Elle rappelle qu'elle a proposé au Premier ministre Manuel Valls la création d'une "police régionale des transports", qui "protègera(it) les voyageurs, luttera(it) contre la fraude et les incivilités et améliorera(it) la ponctualité."

La sécurité constitue l'autre axe prioritaire de la présidente francilienne, qui vise à mettre en place un "bouclier de sécurité régional".

Valérie Pécresse indique regrouper sous ce terme un ensemble de mesures allant de la vidéoprotection généralisée des transports à la sécurisation des lycées, en passant par des subventions apportées à l'installation de portiques de sécurité dans les lieux recevant du public.

L'ancienne ministre du Budget de Nicolas Sarkozy avait à de nombreuses reprises dénoncé des "gaspillages" et des "abus" lors de la campagne en vue des élections régionales. Elle s'était engagée à réformer la gestion de la région dirigée avant elle et depuis 1998 par le socialiste Jean-Paul Huchon. (Myriam Rivet, édité par Jean-Stéphane Brosse)