Grèce-L'examen des réformes sans doute la semaine prochaine-CE

vendredi 15 janvier 2016 09h53
 

ATHENES, 15 janvier (Reuters) - La Commission européenne entamera sans doute la semaine prochaine l'examen du programme de réformes de la Grèce, a dit Valdis Dombrovskis, le vice-président de l'exécutif européen.

Athènes doit réussir cet examen de réformes convenues avec ses créanciers suivant un troisième plan d'aide conclu l'été dernier pour pouvoir discuter de l'allègement de la dette.

Pour obtenir le blancseing de ses créanciers, la Grèce doit mettre en oeuvre une réforme des retraites, créer un nouveau fonds de privatisations et prendre des mesures permettant de dégager des excédents budgétaires sur la période 2016-2018, explique Dombrovskis, dans un entretien publié vendredi par le journal grec Kathimerini.

"Nous sommes prêts à commencer l'examen dès que possible, sans doute la semaine prochaine. En revanche, nous ne fixons aucune date limite pour la conclusion de cet examen", dit-il.

La Grèce et certains responsables de la zone euro ont dit que ce premier examen pourrait être achevé le mois prochain mais le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a dit jeudi à ce sujet: "Parlons de mois, plutôt que de semaines".

Le ministre des Finances grec Euclide Tsakalotos a fait une tournée des capitales européennes pour expliquer les mesures réformistes de son pays en vue d'obtenir un avis positif le plus rapidement possible.

Dombrovskis a dit aussi que la Commission partait du principe que le Fonds monétaire international (FMI) resterait associé au dernier programme d'aide à la Grèce, le troisième depuis 2010.

Jeroen Dijsselbloem a également dit jeudi qu'Athènes acceptait dorénavant la présence du FMI après l'avoir a priori écartée en décembre.

Interrogée par le Süddeutsche Zeitung, la directrice générale du FMI Christine Lagarde a dit que le Fonds pourrait attendre jusqu'au deuxième trimestre pour décider de participer au troisième plan d'aide s'il y a lieu.

La réforme des retraites jouera un rôle important dans la décision du FMI, ajoute-t-elle. (Angeliki Koutantou, avec Joseph Nasr, Wilfrid Exbrayat pour le service français)