** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

jeudi 14 janvier 2016 08h03
 

PARIS, 14 janvier (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont attendues jeudi en nette baisse à l'ouverture, dans le sillage de Wall Street et des places asiatiques, aucune nouvelle ne paraissant à même de dissiper la morosité ambiante provoquée par les inquiétudes sur la Chine et la chute continue des cours du pétrole.

D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre jusqu'à 1,8% à l'ouverture et le Dax à Francfort 1,7%, tout comme le FTSE à Londres.

Entraînées par Wall Street, la Bourse de Tokyo a chuté de 2,68% et les places asiatiques étaient aussi globalement en recul avant l'ouverture des Bourses européennes, l'indice MSCI des marchés asiatiques hors Japon reculant de 1,11%.

A New York, l'indice phare Standard & Poor's 500 a perdu mardi 2,5% et clôturé sous le seuil de 1.900 points pour la première fois depuis septembre, le marché ayant été incapable de conserver ses gains du début de séance.

"Les indices européens devraient ouvrir en très forte baisse ce matin par 'solidarité' avec les indices américains, l'effondrement de l'indice japonais et sans base solide pour qu'il y ait (actuellement) un rebond probant", prédit John Plassard, directeur adjoint de Mirabaud Securities.

Eric Rosengren, le président de la Réserve fédérale de Boston, a nourri mardi ce climat d'inquiétude en évoquant "la crainte d'un ralentissement marqué de la croissance mondiale" en raison de la Chine et du recul des cours des matières premières.

"Les investisseurs craignent de plus en plus que le marché (américain) ne soit pas suffisamment robuste pour supporter l'hypothèse initiale de quatre relèvements des taux par la Fed cette année", dit Masashi Oda, de Sumitomo Mitsui Trust Bank.

Les cours du pétrole ne parviennent toujours pas à se stabiliser.

Le Brent de mer du Nord cède encore un peu de terrain à 30,45 dollars le baril après avoir touché un nouveau plus bas de 12 ans à 29,73 dollars. Il est passé sous le brut léger américain, qui se traite lui aussi sous les 31 dollars le baril.   Suite...