BOURSE-Les analystes plus prudents pour Apple mais pas pessimistes

vendredi 8 janvier 2016 16h15
 

8 janvier (Reuters) - Victime la plus spectaculaire du début d'année morose à Wall Street, Apple a vu sa capitalisation boursière fondre d'environ 50 milliards de dollars (46 milliards d'euros) sur les quatre premières séances de la semaine, ce qui a conduit certains analystes financiers à revoir leur objectif pour la valeur.

Au moins cinq d'entre eux ont annoncé une telle révision en baisse vendredi, après les informations de presse des derniers jours évoquant un ralentissement des ventes de l'iPhone 6S et de l'iPhone 6S Plus. Mais ils sont encore loin de se détourner du groupe à la pomme.

"Nous continuons de considérer la faiblesse temporaire des volumes de l'iPhone comme le résultat de comparaisons défavorables plus que comme une évolution de la tendance de fond de la croissance", expliquent dans une note les analystes de BMO Capital Markets. La société de Bourse a ramené son objectif de cours de 142 à 133 dollars.

Le titre Apple regagnait 2,44% à 98,80 dollars en début de séance vendredi, après avoir chuté de près de 8,5% en trois séances.

Cowen & Co a ramené son estimation des ventes d'iPhone sur le trimestre janvier-mars de 53 à 47 millions d'unités et son objectif de cours de 130 à 125 dollars.

La révision la plus sévère est celle des analystes de JPM Securities, qui ont ramené leur objectif de 165 à 150 dollars.

La médiane des objectifs est désormais de 145 dollars, selon les données Thomson Reuters.

S'ils prévoient un ralentissement temporaire des ventes de l'iPhone, les analystes tablent sur un rebond de la demande après le lancement de l'iPhone 7 attendu cette année.

"Nous maintenons une appréciation positive sur le rapport risque/rendement d'Apple car nous anticipons de la croissance avec le cycle 7, ce qui devrait favoriser l'appréciation du titre en 2016", explique Pacific Crest Securities dans une note. Le courtier a ramené son objectif de cours de 142 à 132 dollars.

(Lehar Maan à Bangalore; Marc Angrand pour le service français)