RPT-L'Arabie envisage une entrée en Bourse de Saudi Aramco

jeudi 7 janvier 2016 19h09
 

(Rpt coquille §7)

DUBAI, 7 janvier (Reuters) - L'Arabie saoudite envisage de placer en Bourse une partie du capital de sa compagnie pétrolière Saudi Aramco dans le cadre d'une vague de privatisations destinée à lever des fonds pour le royaume dans un contexte de pétrole bon marché, a déclaré le vice-prince héritier d'Arabie saoudite Mohamed ben Salman.

Aramco est la plus grande compagnie pétrolière au monde avec des réserves d'environ 265 milliards de barils, soit plus de 15% des réserves mondiales. En cas d'introduction en Bourse, elle pourrait devenir la première entreprise valorisée 1.000 milliards de dollars (920 milliards d'euros) ou plus, estiment des analystes.

"C'est un sujet qui est en cours d'examen et nous pensons qu'une décision sera prise dans les prochains mois", a dit Mohamed ben Salman au journal The Economist.

"Personnellement, je suis enthousiaste au sujet de cette mesure. Je crois que c'est dans l'intérêt du marché saoudien, que c'est dans l'intérêt d'Aramco et que c'est dans l'intérêt d'une transparence accrue et de la lutte contre la corruption, si elle existe, qui pourrait évoluer autour d'Aramco", a-t-il ajouté dans cette interview publiée jeudi.

Mohamed ben Salman ne précise pas la part d'Aramco que le royaume pourrait vendre. La compagnie produit plus de 10 millions de barils par jour, soit trois fois plus que la plus grande compagnie pétrolière cotée au monde, l'américaine Exxon Mobil.

Une telle vente pourrait couvrir quasiment l'intégralité du déficit public de près de 100 milliards de dollars enregistré l'an dernier par l'Arabie saoudite en raison de l'effondrement des cours du pétrole.

Mohamed ben Salman, influent sur les choix économiques du royaume en raison de son titre de président du Conseil des affaires économiques et du développement, a ajouté que l'Arabie allait vendre des parts d'entreprises publiques dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de la défense.

"Cela va alléger la pression sur le gouvernement et certaines de ces opérations pourraient générer de bons profits", a-t-il dit.   Suite...