6 janvier 2016 / 12:01 / il y a 2 ans

EDF-La CGT s'oppose à toute ouverture du capital de RTE

PARIS, 6 janvier (Reuters) - La CGT a exprimé mercredi son opposition à toute ouverture du capital de RTE, la filiale d‘EDF chargée du réseau français de transport d‘électricité, rejetant ainsi une hypothèse qui circule depuis plusieurs années.

Cette mise au point fait suite à une information des Echos selon laquelle EDF a inscrit à son budget 2016 près de 6,5 milliards d‘euros de cessions d‘actifs et envisage notamment de vendre la moitié du capital de RTE, qui exploite le premier réseau de transport d‘électricité d‘Europe avec environ 105.000 kilomètres de lignes.

“Le RTE doit rester filiale d‘EDF 100% publique. Nous sommes opposés à toute ouverture du capital et à toute cession d‘actif y compris avec l‘éventualité de prise de participation de la Caisse des dépôts et consignations”, écrit la CGT dans un communiqué.

Le syndicat estime que l‘organisation intégrée d‘EDF (production, transport, distribution, commercialisation), “mise à mal par les réorganisations du secteur par les gouvernements successifs sous la pression de Bruxelles, constitue l‘optimum technico-économique”.

EDF avait fait état début novembre d‘une réflexion sur le plan stratégique de RTE, accréditant ainsi l‘hypothèse d‘une ouverture du capital de la société, qui est un serpent de mer depuis plusieurs années.

Bien qu‘il soit une filiale à 100% d‘EDF, RTE est autonome en matière de gouvernance, d‘investissements et de stratégie, conformément à la réglementation européenne.

La loi impose en outre que la totalité de son capital soit détenue par EDF, l‘Etat ou d‘autres entreprises ou organismes appartenant au secteur public.

Le ministre de l‘Economie Emmanuel Macron avait indiqué à l‘automne 2014 que le gouvernement souhaitait ouvrir le capital d‘entreprises publiques de réseaux pour leur permettre de financer des projets et des investissements.

EDF n‘a pas souhaité faire de commentaire sur RTE.

En quête de capitaux pour mener à bien son projet d‘EPR en Grande-Bretagne, financer les travaux de son parc nucléaire français ou encore racheter l‘activité réacteurs nucléaires d‘Areva, le groupe a indiqué en décembre que ses investissements correspondant à “de nouveaux développements” seraient financés par “réallocation de capital issu de cessions d‘actifs”.

Selon Les Echos, le groupe réfléchit à la cession d‘une part de son parc nucléaire britannique pour financer, le cas échéant, son projet d‘EPR à Hinkley Point.

EDF a en outre la possibilité depuis le début du mois et jusqu‘en 2022 de vendre les 49,9% qu‘il détient dans la société CENG, qui exploite cinq réacteurs nucléaires aux Etats-Unis et qui, selon Les Echos, valaient environ 3,3 milliards de dollars avant une dépréciation de 300 millions de dollars fin 2015. (Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez)

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