Les constructeurs plus légitimes pour la voiture autonome-Etude

jeudi 17 décembre 2015 05h00
 

* Européens et Américains font davantage confiance aux constructeurs traditionnels

* Chinois, Brésiliens et Mexicains plébiscitent Google et Apple

* Le Cetelem voit une croissance du marché auto de 3,6% en 2016, +2,4% en Europe, +3,1% en France, +7,2% en Chine

PARIS, 17 décembre (Reuters) - Si les automobilistes sont en majorité prêts à acheter ou utiliser une Google Car ou une Apple Car, une fois que ces voitures autonomes seront commercialisées, ils sont encore plus nombreux à estimer qu'il revient aux constructeurs automobiles actuels de faire évoluer les véhicules traditionnels, selon une étude publiée jeudi.

Le dernier Observatoire Cetelem de l'automobile montre que 55% des automobilistes interrogés à travers 15 pays sont prêts à acheter une voiture telle que le prototype de Google ou le futur projet d'Apple. Mais ils sont aussi 62% à penser que les constructeurs automobiles installés restent les plus légitimes pour faire évoluer la voiture traditionnelle vers la voiture connectée, malgré d'importantes disparités géographiques.

"Il y a un lien avec l'histoire automobile des pays et un clivage entre pays émergents et pays développés", commente Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire. "Ce sont les vieux pays de l'automobile qui sont les plus convaincus que c'est le rôle, le job normal des constructeurs. Dans les pays émergents, la perception des Google et Apple est beaucoup plus positive à cet égard."

Neuf Chinois sur dix se disent ainsi prêts adopter une voiture conçue par un des deux géants de la Silicon Valley, et huit sur dix font cette réponse au Brésil et au Mexique.

Sur le sol européen, le pourcentage tombe à 37% en France, 33% en Allemagne et 28% en Grande-Bretagne. Au Japon, seuls 37% des automobilistes se disent prêts à franchir le pas avec l'un des deux géants californiens, et aux Etats-Unis, pourtant patrie de Google et d'Apple, cette séduction fonctionne à seulement 27%, selon l'étude.

La bataille entre géants technologiques sans expérience automobile, et géants automobiles moins agiles avec les nouvelles technologies, est au coeur d'une révolution dont les personnes interrogées répondent en moyenne qu'elle sera réalité sur les routes dans six ans et demi.   Suite...