December 14, 2015 / 12:15 PM / in 2 years

LEAD 1-Pas d'offre ferme d'EDF sur Areva NP avant début 2016-sources

3 MINUTES DE LECTURE

* Des divergences de valorisation subsistent-sources

* EDF valorise désormais Areva NP autour de 2,2 à 2,3 mds-sources

* Le passif lié à l'EPR finlandais pèse aussi (Actualisé avec ministère de l'Economie)

par Benjamin Mallet

PARIS, 14 décembre (Reuters) - EDF ne déposera probablement pas son offre ferme de rachat de l'activité réacteurs nucléaires Areva avant début 2016 en raison de divergences de valorisation mais aussi de difficultés à traiter le passif de l'EPR finlandais, a-t-on appris de sources au fait du dossier.

EDF et Areva ont présenté fin juillet un protocole d'accord prévoyant la cession à l'électricien public de 51% à 75% du capital d'Areva NP, société chargée de la construction des réacteurs, de l'assemblage des combustibles et des services à la base installée, sur la base d'une valorisation de la société de 2,7 milliards d'euros.

Mais les sources interrogées par Reuters, confirmant des informations de presse, ont indiqué que cette valorisation avait été revue à la baisse ces derniers mois et s'établissait désormais autour de 2,2 à 2,3 milliards selon les estimations d'EDF, qui prévoyait à l'origine de déposer son offre avant la fin de l'année.

Selon l'une d'elles, un écart "substantiel" subsiste entre les valorisations et les discussions entre les deux parties "restent vraiment compliquées".

"Les doutes sont évidemment sur le montant, mais surtout sur la Finlande", a indiqué une autre source. "Il y a plutôt une volonté du gouvernement de traiter ce sujet-là avec Areva avant de clore (la cession d'Areva NP)."

Areva et EDF n'ont pas souhaité commenter ces informations.

Le ministère de l'économie a de son côté renvoyé aux propos d'Emmanuel Macron, qui annonçait le 8 décembre des décisions début 2016 sur le montant de la recapitalisation d'Areva - et non fin 2015 comme prévu initialement - en raison notamment des discussions en cours avec EDF.

Le ministre de l'Economie a par ailleurs annoncé fin novembre qu'il se rendrait prochainement en Finlande pour tenter de trouver une solution au différend qui oppose Areva à l'opérateur électrique TVO à propos des retards du chantier du réacteur nucléaire Olkiluoto-3 (OL3).

Les difficultés du chantier plombent les comptes d'Areva, qui en est le maître d'oeuvre, et sont à l'origine d'une procédure d'arbitrage international dans laquelle le client finlandais réclame 2,6 milliards d'euros au groupe public français.

"Le client aurait tout intérêt à garder une responsable clairement désigné et solvable qui ne sera pas la future Areva, c'est-à-dire soit EDF soit le gouvernement. Or, c'est exclu pour EDF et ça pose un sujet du côté du gouvernement, car il faut notamment éviter que ce soit considéré comme une aide d'Etat", a expliqué une source. (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)

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