Atmel dit avoir reçu une autre offre, hausse du titre Dialog

lundi 14 décembre 2015 08h31
 

FRANCFORT, 14 décembre (Reuters) - Le fabricant de semi-conducteurs américain Atmel, qui fait l'objet d'une offre de rachat amicale pour environ 4,6 milliards de dollars (4,2 milliards d'euros) de son concurrent allemand Dialog Semiconductor, a annoncé au cours du week-end avoir reçu une autre offre.

Dans des échanges d'avant-Bourse, le titre Dialog Semiconductor est indiqué en hausse de près de 4% dans des échanges d'avant-Bourse.

Depuis le début de l'année, l'action affiche une hausse de quelque 12,5%, faisant légèrement mieux que l'indice regroupant les valeurs technologiques européennes (+10,6%), mais depuis l'annonce du projet de rachat d'Atmel, la valeur est en repli de plus de 27%.

Atmel a précisé que, selon les termes de la nouvelle offre, ses actionnaires se verraient proposer neuf dollars par action en numéraire.

Dialog Semiconductor propose pour sa part 4,65 dollars en numéraire et "0,112 ADS (American Depository Share) Dialog Semiconductor pour action ordinaire Atmel", soit l'"équivalent économique" de 10,42 dollars par action Atmel sur la base du cours de clôture de l'action Dialog du 18 septembre.

Atmel a ajouté que son conseil d'administration avait décidé d'entamer des discussions avec ce nouveau candidat au rachat de l'entreprise tout en continuant de recommander à ses actionnaires l'offre de Dialog.

Avec le rachat d'Atmel, le groupe allemand, très dépendant de clients tels qu'Apple et Samsung, veut diversifier sa clientèle vers les secteurs de croissance que sont l'automobile et l'"internet des objets".

Le secteur des semi-conducteurs traverse depuis plusieurs mois déjà une phase de concentration qui vise à répondre à la demande croissante de composants à bas prix et à diversifier les portefeuilles de produits.

Intel, le numéro un mondial, a conclu en juin le rachat d'Altera pour 16,7 milliards de dollars, quelques semaines seulement après l'annonce du rachat de Broadcom par Avago Technologies pour 37 milliards. (Bureau de Francfort, Benoît Van Overstraeten pour le service français)