LEAD 1-Brexit-Cameron s'en tient à ses exigences, dit une porte-parole

dimanche 13 décembre 2015 14h54
 

(Actualisé, porte-parole de Cameron)

LONDRES, 13 décembre (Reuters) - Une porte-parole de David Cameron a démenti dimanche les informations de presse selon lesquelles le Premier ministre britannique serait prêt à faire une concession majeure sur les prestations sociales dont bénéficient les ressortissants étrangers venant travailler au Royaume-Uni.

D'après deux journaux britanniques, David Cameron chercherait par ce geste à faciliter les négociations sur un nouveau statut de la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne.

"Ce n'est pas vrai, tout simplement", a répondu une porte-parole du Premier ministre. Elle a toutefois rappelé que David Cameron, dans un discours le mois dernier, s'était dit prêt à étudier d'autres options dans ce dossier, tout en réaffirmant sa volonté de contrôler l'immigration.

David Cameron réclame, dans le cadre des nouvelles relations entre son pays et l'UE, que les ressortissants de l'espace communautaire soient soumis à une période de carence de quatre ans avant de pouvoir prétendre à une couverture sociale en Grande-Bretagne.

Cette mesure est destinée à rendre la Grande-Bretagne moins attractive pour les migrants, en particulier ceux des pays d'Europe de l'Est moins fortunés et tentés de s'y installer.

La question est devenue un sujet essentiel dans le débat actuel au sein de l'opinion publique britannique sur la remise à plat des relations entre Londres et Bruxelles. Elle est aussi un point d'achoppement majeur dans le processus de renégociation.

Citant des sources gouvernementales, The Telegraph et The Independent ont rapporté que Cameron aurait informé les dirigeants européens jeudi à Bruxelles qu'il était prêt à renoncer à ses exigences si un accord était conclu en vue d'une réduction de l'immigration vers son pays.

L'abandon de cette revendication, qui a largement fait la une des journaux britanniques, constituerait un recul pour le chef du gouvernement britannique et ne manquerait pas de ranimer les critiques de la frange la plus eurosceptique du parti conservateur.   Suite...