Télécoms-Macron n'a pas de "religion" sur le nombre d'opérateurs

jeudi 10 décembre 2015 13h38
 

PARIS, 10 décembre (Reuters) - Le gouvernement n'a pas de position de principe sur le nombre d'opérateurs télécoms idéal pour un bon fonctionnement du marché, a déclaré jeudi le ministre de l'Economie Emmanuel Macron alors que les spéculations sont relancées sur une consolidation.

Le ministre avait exprimé il y a quelques mois son opposition au projet, finalement avorté, de rachat de Bouygues Telecom, la filiale de Bouygues, par Numericable-SFR .

Il avait alors dit redouter les conséquences d'une telle opération sur l'emploi et les investissements au moment où le gouvernement s'apprêtait à lancer un appel d'offres pour les fréquences 700 mégahertz pour le déploiement de la 4G en France.

Les spéculations sur une consolidation sont reparties de plus belle depuis le début de la semaine, Orange étant cette fois présenté comme un possible acquéreur de Bouygues Telecom.

"J'ai eu l'occasion de le dire, sur la situation qui s'était présentée avec une offre je m'étais exprimé mais je n'ai pas de religion sur le sujet en général, ce n'est pas une position de principe", a déclaré Emmanuel Macron à Reuters et à l'AFP après une réunion ministérielle à Matignon.

Il s'est refusé à commenter les nouvelles spéculations, évoquant des "rumeurs de marché".

Prié de dire si la fin du processus des enchères qui ont été attribuées le mois dernier modifiait la perception du gouvernement, il a répondu: "L'un n'était pas lié à l'autre mais il n'y a pas de position de principe du gouvernement." (Jean-Baptiste Vey, avec Gwénaëlle Barzic, édité par Dominique Rodriguez)