France-La BDF revoit en baisse ses prévisions de PIB 2016-2017

vendredi 4 décembre 2015 08h37
 

PARIS, 4 décembre (Reuters) - La Banque de France attend
toujours une croissance de 1,2% de l'économie française en 2015
mais a revu en baisse ses prévisions pour les deux années à
venir, tablant sur un PIB en hausse de 1,4% en 2016 puis 1,6% en
2017.
    Ces prévisions semestrielles diffusées vendredi sont en
ligne avec celles des organisations internationales. Pour
l'OCDE, le FMI et la Commission européenne, elles se situent
entre 1,3% et 1,5% pour l'an prochain, 1,6% et 1,7% pour 2017.
    Dans les précédentes, publiés début juin, la Banque de
France anticipait une croissance de 1,8% en 2016 puis 1,9% en
2017.
    Le gouvernement table lui sur 1,0% en 2015, puis 1,5% en
2016 comme en 2017.
    S'agissant de l'inflation, la Banque de France a également
revu en baisse ses précédentes estimations et prévoit un taux
IPCH (harmonisé pour permettre les comparaisons européennes) de
0,1% cette année puis une remontée à 1,0% l'an prochain et 1,5%
en 2017.
    L'inflation sous-jacente (hors énergie et alimentaire) se
situerait selon elle à 0,6% en 2015 puis 1,1% en 2016 et 1,3% en
2017.
    Pour le contenu de la croissance, les économistes de
l'institution voient la consommation des ménages progresser à
+1,6% cette année et continuer d'évoluer ensuite quasiment au
même rythme (+1,5% en 2016 et 2017).  
    L'investissement des entreprises accélérerait à +3,4% l'an
prochain puis +3,3% en 2017 par rapport à 2015 (+1,9%).
    La Banque de France escompte toujours une baisse progressive
du chômage à partir de 2016, avec un taux qui passerait à 10,0%
contre 10,2% en 2015 puis 9,7% en 2017 en France métropolitaine.
    Elle prévoit encore un déficit public ramené à 3,8% du PIB
en 2015, au même niveau que les prévisions gouvernementales, et
une baisse de celui-ci à 3,4% l'an prochain (contre 3,3% dans la
trajectoire officielle des finances publiques).
    "En poursuivant les efforts de maîtrise des dépenses
publiques, la France devrait être capable de respecter la cible
de 3,0% de déficit nominal en 2017, lui permettant de sortir de
la procédure de déficit excessif", conclut-elle.
    
    Les prévisions de la banque de France (en %)
                         2015     2016     2017
PIB                       1,2      1,4      1,6
Consommation des ménages  1,6      1,5      1,5
Consommation publique     1,7      1,1      1,0
Investissement           -0,1      1,5      2,3
  - administrations      -2,8     -1,3     -1,4
  - ménages              -3,1     -1,7     -0,1
  - entreprises           1,9      3,4      3,3
Exportations              5,8      4,8      5,0
Importations              5,7      4,4      4,8
 ----
 Contributions (en points de PIB)
Demande intérieure        1,3      1,4      1,5
Exportations nettes      -0,1      0,1      0,0
Variation de stocks       0,0     -0,1      0,0

 (Yann Le Guernigou)