30 novembre 2015 / 15:54 / il y a 2 ans

La Grèce espère discuter d'un allègement de sa dette en février

ATHENES, 30 novembre (Reuters) - La Grèce se fixe pour objectif de conclure en février prochain avec ses créanciers de la zone euro un accord d'allègement de sa dette afin de dissiper des incertitudes financières et de favoriser la reprise de son économie, a déclaré lundi son ministre des Finances, Euclide Tsakalotos.

S'adressant à un parterre d'investisseurs réunis à Athènes, il a expliqué qu'il était indispensable de rendre le fardeau de la dette grecque supportable pour libérer l'économie et reconquérir la confiance des déposants et des entreprises.

"Si nous ne prenons pas une décision critique, disons, en février 2016, et si nous repoussons la décision critique à l'été prochain ou même à 2017, alors ce sont les résultats qui seront retardés", a dit Euclide Tsakalotos.

L'accord conclu en juillet dernier par le gouvernement d'Alexis Tsipras avec les bailleurs de fonds internationaux d'Athènes prévoit l'ouverture de discussions sur un éventuel allégement de la dette une fois qu'un premier bilan des réformes prévues aura abouti à des conclusions favorables.

Euclide Tsakalotos a mis en garde les créanciers de son pays contre la tentation de repousser cette échéance, en expliquant qu'entretenir l'incertitude affecterait l'ensemble de la zone euro.

Il a assuré qu'Athènes prenait toutes les mesures nécessaires pour aboutir à une conclusion favorable de la première revue, prévue en décembre, et pour permettre ensuite l'ouverture de discussions sur l'allégement du fardeau de la dette.

PAS DE BESOINS SUPPLÉMENTAIRES POUR LES BANQUES

Il n'a pas précisé ce qu'Athènes espérait obtenir lors de ces discussions mais le gouvernement a déjà pris acte du fait qu'il n'y aurait pas de réduction du montant de la dette à rembourser, un "haircut" jugé inacceptable par l'Allemagne et plusieurs pays du nord de l'Europe.

L'allègement du fardeau pourrait donc passer par une extension des prêts à rembourser, dont la maturité moyenne est déjà de 32,5 ans, et par une prolongation de la période de grâce accordée avant la reprise du paiement des échéances.

La dette publique grecque devrait atteindre 187,8% du produit intérieur brut (PIB) l'an prochain, après 180,2% cette année.

L'une des étapes préalables à l'ouverture des pourparlers sur la dette est la recapitalisation des principales banques grecques, un processus qui devrait être achevé d'ici quelques jours.

Lundi, Rasmus Rüffer, directeur de la stratégie de politique monétaire de la BCE, a déclaré que ce plan de recapitalisation de 14,4 milliards d'euros n'aurait pas besoin d'être complété par un nouvel apport de capitaux frais.

La BCE a estimé le montant des capitaux frais nécessaires pour renforcer le bilan des principales banques grecques au terme d'un processus incluant des tests de résistance ("stress tests").

"Nous pouvons avoir confiance dans le fait que cela a été fait de manière très approfondie et a mis au jour tous les besoins existants", a dit Rasmus Rüffer. "Toute suggestion selon laquelle qu'il en faudra plus est sans fondement."

Paul Taylor, Lefteris Papadimas et Jan Strupczewski,; Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below