France-La SNCM dans l'attente du feu vert de l'Europe

vendredi 27 novembre 2015 10h17
 

MARSEILLE, 27 novembre (Reuters) - Une semaine après la reprise de la SNCM par le transporteur corse Patrick Rocca, les syndicats étaient toujours dans l'attente, vendredi, d'une confirmation par l'Europe de l'abandon des poursuites engagées pour récupérer 440 millions d'euros d'aides publiques jugées illégales.

L'offre de reprise validée par le tribunal de commerce de Marseille reste conditionnée à la résolution des contentieux européens qui pèsent lourdement sur l'avenir de la compagnie maritime, dont l'actionnaire majoritaire est Transdev, coentreprise entre Veolia et la Caisse des dépôts.

La Commission européenne réclame le remboursement de quelque 440 millions d'euros d'aides publiques jugées illégales, sauf si le plan de cession de la SNCM s'inscrit pleinement dans la "discontinuité" réclamée par l'exécutif européen.

Les représentants des syndicats de la SNCM ont rencontré jeudi le secrétaire d'Etat chargé des transports, Alain Vidalies.

"Nous restons à cette heure dans l'attente de la lettre de la Commission européenne validant la reprise par le groupe Rocca. Nous avons pris note de l'engagement du ministre d'une décision dans un temps très court", a dit le délégué CFE-CGC Pierre Maupoint de Vandeul.

"La sécurisation du plan social est en bonne voie, même si nous attendons un effort de l'Etat actionnaire sur ses propositions de reclassement", a ajouté le syndicaliste.

Le tribunal de commerce de Marseille a ordonné le 20 novembre la cession de la compagnie maritime au groupe Rocca, qui prévoit le licenciement de 583 des 1.500 salariés de l'entreprise.

Les navires de la SNCM sont restés à quai depuis vendredi dernier en raison d'un mouvement de grève reconductible des salariés. (Jean-François Rosnoblet, édité par Emmanuel Jarry)