20 novembre 2015 / 09:29 / il y a 2 ans

LEAD 1-Le retour en Bourse d'ABN Amro salué par les investisseurs

(Actualisé avec les débuts boursiers)

AMSTERDAM, 20 novembre (Reuters) - Le titre ABN Amro était en nette hausse vendredi pour son retour en Bourse d'Amsterdam qui marque la plus importante privatisation bancaire survenue en Europe depuis la crise financière de 2008.

Le certificat de dépôt a atteint en séance un pic de 18,35 euros, représentant une hausse de 3,4% sur le prix d'introduction en Bourse de 17,75 euros. Vers 9h20 GMT, le titre gagnait encore 2,8% à 18,24 euros, après avoir ouvert à 18,18 euros.

Au prix d'IPO, l'Etat néerlandais a pu lever 3,3 milliards d'euros en plaçant une participation de 20%, qui peut atteindre 23% en prenant en compte l'option de surallocation, et il compte vendre le solde du capital par tranche.

Les certificats de dépôt représentent chacun une action. Les actions par elles-mêmes sont détenues par une fondation indépendante qui peut s'opposer à toute tentative d'OPA hostile, le gouvernement étant résolu à ne pas répéter les erreurs qui avaient conduit à la nationalisation de la banque.

ABN Amro était l'une des trois principales banques des Pays-Bas et un acteur majeur du secteur bancaire sur le plan mondial lorsqu'elle a été rachetée et démantelée en 2007 dans le cadre d'une opération hostile de 71 milliards d'euros, la plus importante, à l'époque, de l'histoire bancaire.

Cette prise de contrôle s'est révélée désastreuse aussi bien pour ABN Amro que pour ses acquéreurs, Royal Bank of Scotland , elle-même nationalisée par la suite par le gouvernement britannique, l'espagnole Santander et Fortis, aujourd'hui disparue.

En pleine crise financière mondiale, ce qu'il restait d'ABN Amro a été repris un an plus tard par l'Etat néerlandais.

Le ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, qui a donné son feu vert définitif à l'opération, a reconnu que le contribuable ne récupérerait pas les quelque 24 milliards d'euros qu'avait coûté le renflouement du groupe.

Le directeur général, Gerrit Zalm, a supprimé des milliers d'emplois et recentré la banque sur le marché néerlandais, où elle réalise aujourd'hui 80% de son bénéfice et affronte la concurrence d'ING et de Rabobank.

ABN Amro a publié au début du mois un bénéfice au troisième trimestre de 509 millions d'euros, en hausse de 13% sur un an.

Toby Sterling, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand

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