La guerre contre l'Etat islamique se déroule aussi sur internet

mercredi 18 novembre 2015 06h10
 

SAN FRANCISCO, 18 novembre (Reuters) - Les pirates informatiques sont de plus en plus nombreux à livrer bataille aux sympathisants du groupe djihadiste Etat islamique (EI) qui cherchent à diffuser leur propagande et à recruter sur les réseaux sociaux.

Le collectif de "hackers" des Anonymous a été le dernier en date à promettre une riposte à l'EI après les attentats qui ont fait 129 morts à Paris vendredi dernier, ses membres affirmant avoir déjà fait fermer des milliers de comptes djihadistes sur Twitter.

Mais d'autres disent agir depuis longtemps en secret contre le cyberactivisme de l'EI et avoir fait fermer des dizaines de milliers de comptes tout en collectant des informations sur les réseaux de recrutement en se faisant passer pour des candidats au djihad.

"Nous agissons comme un service de renseignement", résume le directeur de Ghost Security Group ("Groupe de sécurité fantôme"), qui préfère rester anonyme pour des raisons de sécurité. Son organisation de volontaires transmet, dit-il, des informations sur les activités des djihadistes au FBI et à d'autres agences gouvernementales américaines.

Les services de renseignement "apprécient cette aide extérieure", assure Michael Smith, un conseiller en terrorisme auprès du Congrès américain, qui joue les intermédiaires entre les pirates informatiques -- dont les activités sont illégales quel que soit leur objectif -- et les agences de sécurité.

Selon Michael Smith, des informations collectées par Ghost Security ont par exemple permis de déjouer un attentat en Tunisie en juin dernier.

DES RÉSEAUX SOCIAUX PLUS RÉACTIFS

Le FBI n'a souhaité faire aucun commentaire mais le général David Petraeus, ancien architecte de la contre-insurrection en Irak et en Afghanistan, a récemment salué cette contribution dans un entretien accordé au magazine Foreign Policy.   Suite...