LEAD 1-Echec de l'OPA hostile de Mylan sur Perrigo

vendredi 13 novembre 2015 16h40
 

(Actualisé avec échec de l'offre, commentaires d'analystes et des dirigeants)

13 novembre (Reuters) - L'offre hostile du fabricant de médicaments génériques Mylan sur son concurrent Perrigo s'est soldée par un échec, moins de la moitié des actionnaires de Perrigo ayant apporté leurs actions à l'opération.

Cette annonce profite au titre Mylan, qui bondit de 11,5% vers 15h30 GMT, tandis que le titre Perrigo abandonne 7,5%, les deux actions se traitant dans des volumes étoffés.

Mylan a annoncé que 40% des actions Perrigo en circulation avaient été apportées à son offre de 174,36 dollars par action, soit un montant total de 26 milliards de dollars (24 milliards d'euros), close à 13h00 GMT.

Le groupe américain basé aux Pays-Bas a précisé qu'il restituerait les actions concernées.

Cet échec signe le point final de près de sept mois d'une bataille acharnée entre les deux laboratoires et constitue une victoire pour le directeur général de Perrigo, Joseph Papa.

Perrigo a indiqué dans un communiqué qu'il allait lancer immédiatement le programme de rachat d'actions de deux milliards de dollars annoncé précédemment, dont il compte réaliser le quart d'ici la fin de l'année.

Le directeur général de Mylan, Robert Coury, qui avait repoussé les avances de l'israélien Teva pour courtiser Perrigo, a déclaré que son groupe était près à tourner la page.

Les analystes suivant les deux groupes ont accueilli favorablement cette annonce.

David Steinberg, de Jefferies, a souligné avoir toujours maintenu que les perspectives de Perrigo étaient bien meilleures si le groupe restait indépendant. Des analystes de Citi Research ont quant à eux souligné que cet échec allait permettre à Mylan d'étudier d'autres débouchés.

Entre le 8 avril, lorsque Mylan a soumis sa première proposition à Perrigo, et la clôture de jeudi, l'action Perrigo a perdu 5% et celle de Mylan 27,5%. (Ankur Banerjee; Wilfrid Exbrayat et Myriam Rivet pour le service français, édité par Marc Angrand)