Une hausse des taux pas forcément justifiée avant 2016-Evans (Fed)

jeudi 12 novembre 2015 16h32
 

CHICAGO, 12 novembre (Reuters) - Il va peut-être falloir attendre que l'année 2016 soit "bien avancée" avant que l'inflation soit suffisamment orientée à la hausse pour justifier un relèvement des taux d'intérêt aux Etats-Unis, a déclaré jeudi un responsable de la Réserve fédérale.

"Les perspectives pour l'inflation restent trop basses", a dit Charles Evans, président de la Fed de Chicago, selon la version écrite d'un discours qu'il prononcera dans sa ville. "Une normalisation progressive équilibrerait à la fois les risques divers pesant sur la trajectoire la plus probable de l'économie telle que je la projette et les coûts liés à l'atténuation de ces risques."

Charles Evans est l'un des rares responsables de la Fed à juger qu'un resserrement monétaire ne doit pas intervenir dès décembre aux Etats-Unis. Les économistes et les intervenants de marché parient en revanche en majorité sur un relèvement des taux le mois prochain, comme l'a laissé entendre la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen.

Charles Evans aura une dernière chance de peser sur le choix de la Fed lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire, les 15 et 16 décembre prochains, puisque, dans le cadre d'une rotation habituelle, il ne pourra plus voter en 2016.

Il a répété jeudi qu'il attachait davantage d'importance au rythme du relèvement de taux qu'au moment où interviendra la première hausse. A ses yeux, le principal taux directeur de la Fed devrait toujours être inférieur à 1% à la fin de 2016. (Ann Saphir; Bertrand Boucey pour le service français)