BCE-Le débat sur un renforcement du QE est ouvert-Coeuré

mercredi 11 novembre 2015 22h31
 

PARIS, 11 novembre (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) n'a encore pris aucune décision quant à un renforcement de sa politique d'assouplissement quantitatif et le débat est ouvert, a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de l'institution.

Dans une interview à paraître jeudi dans Le Figaro, il indique en outre que les décisions de la Réserve fédérale américaine, qui pourrait relever ses taux le mois prochain, n'auront "aucun impact" sur les choix de la BCE lors de la prochaine réunion de son conseil des gouverneurs début décembre.

"La décision n'est pas prise. Le débat est ouvert", a dit Benoît Coeuré à propos d'un renforcement de la politique monétaire très accommodante de la BCE.

"La reprise de la zone euro est sur les rails, elle accélère, mais elle reste faible, tandis que les anticipations d'inflation cessent de progresser et que l'inflation sous-jacente plafonne", a-t-il relevé, ajoutant :

"La question que nous nous posons actuellement est la suivante: certains facteurs spécifiques comme la baisse des prix des matières premières sont-ils transitoires? Ou bien vont-ils empêcher durablement le retour de l'inflation vers 2%? Si la réponse à cette deuxième question devait être positive, alors des mesures supplémentaires seraient prises".

Il a rappelé que la BCE prendrait sa décision sur la base des dernières projections économiques pour la zone euro dont elle disposera en décembre.

"Nous sommes conscients que les taux bas ont aussi des effets négatifs, notamment sur l'épargne, et pourraient poser des risques pour la stabilité financière s'ils restaient bas pendant trop longtemps", a encore déclaré le responsable de la BCE.

"Nous ne souhaitons pas que cette politique monétaire dure trop longtemps mais nous l'appliquerons aussi longtemps que nécessaire compte tenu de notre mandat", a-t-il assuré.

Au passage, il a déclaré sentir, chez certains Etats, "la tentation de s'en remettre totalement à la BCE" et de ne rien faire pour favoriser une relance de la croissance.   Suite...