SALON-Boeing, malgré un revers, mise toujours sur la défense

lundi 9 novembre 2015 19h04
 

DUBAI, 9 novembre (Reuters) - Boeing n'a subi qu'un "revers mineur" en n'obtenant pas le mois dernier un contrat de 80 milliards de dollars pour la fourniture d'une nouvelle génération de bombardiers à l'armée américaine, a déclaré lundi un responsable du constructeur aéronautique américain, assurant que le groupe restait déterminé à développer ses activités dans le secteur de la défense.

"L'opportunité de faire croître (la division) BDS est toujours présente", a dit Tom Bell, vice-président chargé du domaine commercial au sein de cette entité de Boeing, à Reuters.

"Le monde recherche (...) des produits à la qualité éprouvée et authentique à un tarif connu d'avance sans risque dans le calendrier de livraison", a-t-il ajouté.

Boeing, associé pour l'occasion à Lockheed Martin, a été battu par Northrop Grumman pour la conception et la construction de nouveaux bombardiers pour l'armée américaine, un contrat dont le montant avoisine 80 milliards de dollars (74,4 milliards d'euros).

Boeing et Lockheed ont soumis vendredi une protestation officielle contre l'attribution de ce contrat à Northrop Grumman.

"L'un des volets de notre stratégie consiste à gagner des concessions à l'avenir et nous nous y employons avec acharnement. Comme dans toute stratégie, il y a parfois un revers mineur ici ou là mais notre stratégie ne varie pas", a répondu Tom Bell en réponse à une question sur les conséquences de la perte de ce contrat.

Au-delà de son activité traditionnelle dans l'aviation civile, Boeing construit aussi des hélicoptères, des satellites, des avions ravitailleurs et des avions de surveillance maritime.

Tom Bell assure que l'avionneur américain a encore "de multiples occasions" de remporter de nouveaux contrats et de développer les appareils qu'il propose déjà.

Boeing s'efforce aussi de développer ses activités de services, comme la maintenance ou la mise à jour de ses appareils, a-t-il dit. (Andrea Shalal; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc Angrand)