BHP Billiton revoit son objectif de minerai de fer après le Brésil

lundi 9 novembre 2015 05h03
 

SYDNEY, 9 novembre (Reuters) - BHP Billiton a annoncé lundi qu'il passait en revue son objectif de production de minerai de fer pour l'exercice 2015-2016 à la suite de la coulée de boue mortelle provoquée par la rupture d'un barrage retenant les eaux usées de l'une de ses mines au Brésil.

Au moins deux personnes ont trouvé la mort et 28 personnes sont toujours portées disparues à la suite de cette catastrophe survenue jeudi à une mine exploitée par Samarco, une coentreprise entre BHP Billiton et Vale, dans l'Etat du Minas Gerais

Ni les autorités ni Samarco n'ont établi à ce jour la cause de la catastrophe survenue à une mine, qui a produit 29 millions de tonnes de minerai de fer l'an dernier.

Samarco a dit ne pas avoir encore fixé de date de reprise de l'activité de la mine.

Sur l'exercice 2014-2015, clos fin juin, la part de BHP dans la mine a représenté environ 6% de la production totale de minerai de fer du géant anglo-australien et a contribué à hauteur de quelque 3% au résultat opérationnel du groupe.

Selon les anlystes financiers, la catastrophe, qui intervient à un moment de déprime des cours du minerai de fer, pourrait potentiellement représenter pour BHP un coût sensiblement supérieur à cette part de 3%.

"C'était sans nul doute la dernière chose dont la compagnie avait besoin au vu de sa difficulté à dégager des bénéfices et son intention de s'endetter pour verser des dividendes. Elle se retrouve maintenant avec ce passif", a déclaré Ric Ronge, gérant de portefeuille chez Pengana Capital.

Avant la catastrophe, BHP, numéro trois mondial du secteur derrière Vale et Rio Tinto , s'était fixé comme objectif pour 2015-2016 d'une production de minerai de fer de 247 millions de tonnes, soit une hausse de 6% par rapport à l'exercice précédent.

Vers 04h00 GMT, le titre BHP cédait 4,82% à la Bourse de Sydney, à 21,605 dollars australiens. Depuis jeudi, l'action a perdu environ 8%, se traitant à un creux de six semaines. (James Regan, Benoit Van Overstraeten pour le service français)