LEAD 1-Telecom Italia convertit des actions pour générer du cash

vendredi 6 novembre 2015 01h09
 

MILAN, 5 novembre (Reuters) - Le conseil d'administration de Telecom Italia a donné jeudi son feu vert à une opération de conversion d'actions qui permettra de générer de la trésorerie et potentiellement de diluer les participations des deux actionnaires français de l'ex-monopole italien des télécommunications.

Vivendi, le groupe de Vincent Bolloré, est progressivement monté au capital du groupe pour en devenir le premier actionnaire avec un peu plus de 20%, et Xavier Niel, le patron d'Iliad, vient à son tour d'acquérir des options pour potentiellement prendre la deuxième place.

Si l'ensemble des six milliards d'actions d'épargne ou actions à dividende prioritaire (ADP) sont converties en actions ordinaires, la participation de Vivendi sera ramenée à un peu moins de 14%, selon les calculs de Reuters. Le groupe français s'est refusé à tout commentaire.

Dans un communiqué, Telecom Italia a fait valoir que l'opération simplifierait la structure de son capital, augmenterait son flottant et sa liquidité en Bourse et contribuerait au financement d'investissements dans ses réseaux mobiles et fixes.

Le groupe proposera une action ordinaire pour chaque titre d'épargne apporté, avec un versement de 9,5 centimes en sus. Les actions non apportées seront converties dans le cadre d'une offre d'échange obligatoire à raison de 0,87 action ordinaire pour chaque titre d'épargne.

Si toutes les actions sont apportées à l'offre, l'opération permettra à Telecom Italia de lever environ 573 millions d'euros, selon les calculs de Reuters.

La conversion permet aussi à l'opérateur d'éviter de payer de coûteux dividendes. Les ADP n'ont pas de droit vote mais leurs porteurs sont habilités à recevoir un dividende.

Telecom Italia a ainsi passé le dividende cette année pour les détenteurs d'actions ordinaires mais a dû verser 166 millions d'euros aux porteurs d'ADP.

Les actionnaires seront appelés à se prononcer en décembre sur ces mesures qui se justifient par le fait que l'écart de cours entre les deux classes d'actions dépasse les 20% depuis le 23 octobre.   Suite...