France-Le niveau de vie impacté par les prélèvements en 2014

mercredi 4 novembre 2015 00h00
 

PARIS, 4 novembre (Reuters) - Les réformes des prestations et des prélèvements intervenues en 2014 ont eu un impact négatif de 0,5% sur le niveau de vie moyen des ménages français en 2014 tout en réduisant légèrement les inégalités, selon l'Insee.

Dans son "Portrait social" de la France en 2014 publié mercredi, l'institut souligne que les diverses mesures prises dans le cadre de la loi de finances et la loi de financement de la Sécurité sociale ont pénalisé les 50% de ménages les plus aisés et épargné les 10% les plus modestes.

En conséquence, le rapport entre le niveau de vie moyen des plus aisés et celui des 10% les plus modestes s'est établi à 6,32, contre 6,40 si rien n'avait été fait.

L'indice de Gini, qui mesure les inégalités de niveau de vie de l'ensemble de la population, est de même passé de 28,9% à 28,7%, une baisse de 0,2 point du même ordre que la hausse annuelle moyenne de cet indice sur la période 2004-2012, souligne l'Insee.

La réduction des inégalités a été surtout imputable à l'impôt sur le revenu, l'abaissement du plafond du quotient familial qui a touché les ménages les plus aisés y contribuant pour un tiers.

La réduction exceptionnelle de l'impôt sur le revenu pour les ménages modestes et la revalorisation de certaines prestations a également joué.

L'Insee chiffre à -5,2 milliards d'euros l'effet sur le revenu disponible total des Français des mesures mises en oeuvre l'an passé, dont -2,4 milliards pour la seule hausse des cotisations retraites. En moyenne par ménages, il s'élève à 220 euros. (Yann Le Guernigou, édité par Sophie Louet)