Portugal-Le cabinet minoritaire installé, appel à la négociation

vendredi 30 octobre 2015 17h05
 

LISBONNE, 30 octobre (Reuters) - Le président portugais, Anibal Cavaco Silva, et le Premier ministre conservateur, Pedro Passos Coelho, ont appelé vendredi à la reprise des discussions politiques afin d'éviter une chute rapide du nouveau gouvernement minoritaire, qui a prêté serment vendredi.

Le gouvernement Passos Coelho ne dispose pas d'une majorité au Parlement et celui-ci doit se prononcer le 10 ou le 11 novembre sur son programme.

L'incertitude née des élections législatives du 4 octobre, qui n'ont dégagé aucune majorité, alimente l'inquiétude sur la pérennité de la reprise économique portugaise, pour l'instant timide, et de l'amélioration des finances publiques.

Sur le marché obligataire, le rendement des obligations d'Etat portugaises à dix ans a ainsi augmenté de sept points de base vendredi, à 2,58%.

"Le gouvernement qui prend ses fonctions aujourd'hui n'a pas de majorité au Parlement, donc l'effort de dialogue et de compromis doit se poursuivre avec les autres forces politiques afin d'aboutir à la compréhension nécessaire", a dit le président.

Il a ajouté que le Portugal ne pouvait pas se permettre de laisser douter de ses engagements européens.

Les socialistes, emmenés par Antonio Costa, assurent pouvoir former un gouvernement de coalition qui respecterait les règles budgétaires européennes mais deux partis situés à leur gauche sur l'échiquier politique rejettent ces mêmes règles.

Pedro Passos Coelho a déclaré vendredi qu'il redoublerait d'efforts pour tenter de conclure un compromis avec l'opposition et il a averti que l'incertitude politique risquait de coûter cher au pays, sorti il y a moins d'un an d'un plan d'aide financière internationale.

"Aucune illusion politique ne peut occulter l'impératif du respect de nos obligations liées à l'Union européenne et à l'Union monétaire. Personne ne doit compromettre le bien-être des Portugais au nom de mots d'ordre idéologiques ou d'ambitions personnelles ou politiques", a-t-il dit.   Suite...