BOURSE-Gameloft et Ubisoft soutenus par les intentions de Vivendi

mardi 27 octobre 2015 11h57
 

PARIS, 27 octobre (Reuters) - Gameloft et Ubisoft profitent mardi en fin de matinée à la Bourse de Paris des intentions de Vivendi d'acheter davantage d'actions des deux spécialistes des jeux vidéo, le groupe de médias n'excluant pas une prise de contrôle des deux sociétés.

A 11h46, le titre Ubisoft avance de 2,07% à 26,84 euros, deuxième plus forte hausse du SBF 120 (-0,33%), quand l'action Gameloft gagne 5,76% à 4,96 euros. Au même instant, Vivendi grimpe de 0,42% à 22,615 euros.

Vivendi a annoncé lundi envisager d'acheter plus d'actions Ubisoft et Gameloft, et a dit ne pas écarter la possibilité de prendre le contrôle des deux développeurs français de jeux vidéo dans les six prochains mois.

Après s'être éloigné du jeu vidéo en se séparant d'Activision Blizzard en 2013, le groupe de médias a refait son apparition dans le secteur en entrant dans le capital d'Ubisoft et Gameloft, dont il détient désormais respectivement 10,39% et 10,20%, pour un investissement total de 278 millions d'euros.

"D'une manière générale, nous restons convaincus du bien-fondé d'un rapprochement entre Ubisoft et Gameloft, et plus particulièrement au sein d'un acteur média de plus grande envergure. Nous considérons donc que Vivendi devrait continuer sa montée au capital des deux groupes", commente dans une note Gilbert Dupont.

"Pour se faire, le groupe pourrait bénéficier d'un momentum un peu moins porteur sur les deux valeurs, et sur Ubisoft en particulier", ajoute la société de Bourse.

Plusieurs analystes citent des données de GfK sur les ventes hebdomadaires de produits culturels au Royaume-Uni montrant en effet un démarrage poussif des ventes de la dernière édition du jeu Assassin's Creed, produit par Ubisoft.

"D'après GfK, les ventes du dernier Assassin's Creed sont ainsi en dessous du dernier opus mais aussi loin de surpasser les autres principaux lancements de la série, à l'exception d'Assassin's Creed: Rogue", commente notamment Louis Capital Markets-Midcap Partners.

"Ce démarrage difficile était attendu dans notre scénario pour l'hiver et ne préjuge pas des performances sur l'ensemble de l'exercice qui s'annonce risqué, l'effet Vivendi et l'ambiguïté de ses dernières déclarations devant toutefois jouer le rôle d'amortisseur à un newsflow opérationnel partiellement négatif", considère le courtier.

Les chiffres de GfK avaient d'ailleurs pénalisé l'action Ubisoft en début de séance, qui évoluait en baisse avant de se retourner en matinée. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez)