RPT-Allemagne-"Stress tests" du nucléaire étendus à d'autres scénarios

vendredi 9 octobre 2015 18h19
 

(mastic §3)

par Markus Wacket

BERLIN, 9 octobre (Reuters) - Les tests de résistance censés éprouver la capacité des sociétés du nucléaire à financer sans difficulté le démantèlement des réacteurs allemands et la gestion des déchets afférents ont été étendus à d'autres scénarios, a dit vendredi à Reuters une source au fait du dossier.

Cette initiative intervient alors que les actions des grandes sociétés allemandes du nucléaire, à savoir E.ON , RWE et EnBW, auxquelles il faut ajouter Vattenfall, ont chuté le mois dernier en raison d'un article du Spiegel selon lequel ces dernières doivent encore provisionner 30 milliards d'euros pour ce faire.

Dans ces tests, menés par le cabinet d'audit Warth & Klein Grant Thornton, le scénario le plus extrême confirme ce déficit, observe la source. "Ce résultat reste valable sous l'hypothèse de taux d'intérêt extrêmement bas", a-t-elle ajouté.

Un autre scénario montre au contraire que les provisions déjà constituées vont au-delà du nécessaire. Les règles appliquées sont similaires à celles suivies dans d'autres pays du nucléaire, comme la France et la Suède.

Le ministère de l'Economie allemand s'est refusé à tout commentaire.

Le dernier réacteur nucléaire allemand doit être fermé en 2022, suivant une procédure accélérée de sortie du nucléaire imposée par la chancelière Angela Merkel à la suite de la catastrophe de Fukushima au Japon en mars 2011.

Les sociétés allemandes du nucléaire ont provisionné 39 milliards d'euros pour couvrir les frais de démantèlement et de gestion des déchets, une somme selon elles régulièrement vérifiée par des comptables et auditeurs désignés par le ministère de l'Economie, Berlin ne voulant pas que le contribuable paie si l'une d'elles venait à subir des difficultés financières.   Suite...