LEAD 1-L'Etat injectera au moins 2,5 à 3 mds dans Areva-presse

mardi 6 octobre 2015 18h08
 

(Actualisé avec non confirmation de Matignon, sources)

PARIS, 6 octobre (Reuters) - L'Etat français est prêt à recapitaliser Areva à hauteur de 2,5 à 3 milliards d'euros au moins selon des sources gouvernementales citées par l'agence AFP et le quotidien Le Monde, des chiffres que Matignon n'a pas confirmé.

Selon l'AFP, l'exécutif souhaite en outre que le groupe nucléaire en difficulté et EDF conservent 66% de la division réacteurs d'Areva (Areva NP), avec 15% pour le premier et 51% pour le second, tandis qu'un partenaire est recherché pour les 34% restants.

Interrogés par Reuters, les services du Premier ministre n'ont pas confirmé le montant de la recapitalisation du groupe nucléaire. Une source gouvernementale a jugé quant à elle "prématuré" de donner un chiffre précis sur ce point.

"Nous avons calculé au minimum 2,5 milliards d'euros. Tout dépendra de la montée d'actionnaires minoritaires au capital", a déclaré pour sa part à Reuters une source syndicale.

EDF et Areva ont dévoilé fin juillet un protocole d'accord prévoyant la cession à l'électricien public de 51% à 75% du capital d'Areva NP sur la base d'une valorisation de la société de 2,7 milliards d'euros.

Areva a ainsi lancé la première phase de son plan de sauvetage, qui inclut également d'importantes réductions d'effectifs et une recapitalisation par l'Etat français dont le groupe public a prévenu qu'elle serait "significative".

A l'occasion d'un voyage au Japon, Le Premier ministre français Manuel Valls a annoncé lundi avoir proposé à son homologue japonais Shinzo Abe la participation de l'industrie japonaise à la restructuration du secteur nucléaire français.

La société japonaise Mitsubishi Heavy Industries (MHI) a annoncé en septembre avoir entamé des discussions en vue de prendre une participation dans Areva NP.

Selon une source gouvernementale, une entrée de MHI mais aussi d'investisseurs chinois au capital d'Areva NP, de même qu'au niveau d'Areva une fois celui-ci recentré sur les combustibles nucléaires, est également à l'étude. (Benjamin Mallet avec Michel Rose, Elizabeth Pineau, Jean-Baptiste Vey et Emmanuel Jarry, édité par Jean-Michel Bélot)