LEAD 2-Le fonds activiste Trian prend 1% de General Electric

lundi 5 octobre 2015 12h30
 

(Actualisé avec confirmation de Trian Fund)

5 octobre (Reuters) - Trian Fund Management, le fonds spéculatif du financier américain Nelson Peltz, a amassé pour environ 2,5 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros) d'actions de General Electric depuis mai, soit une participation d'environ 1% qui en fait un des dix premiers actionnaires du conglomérat.

Dans une lettre rendue publique lundi, l'investisseur activiste précise qu'il ne demande pas de siège au conseil d'administration mais qu'il attend de la direction qu'elle respecte ses engagements. Le fonds estime que GE est engagé dans un processus de transformation "audacieux", qui devrait générer des retours attractifs pour les actionnaires et porter la valeur de l'action GE à 40-45 dollars d'ici fin 2017, dividendes compris. Le titre a terminé à 25,47 dollars vendredi.

Selon le Wall street Journal, qui a dévoilé ces informations, Trian demande à GE d'accélérer ses réductions de coûts, de céder encore davantage d'activités financières et d'être plus prudent dans sa politique d'acquisitions, précise le quotidien. Il estime que le groupe pourrait lever 20 milliards de dollars de dette et racheter des actions, selon le journal.

Le directeur général de GE Jeff Immelt a déclaré au quotidien qu'à l'exception de quelques éléments, il approuvait la plupart des suggestions de Trian. "Le rachat d'actions est imminent", a-t-il dit, selon des propos rapportés par le WSJ.

General Electric a annoncé en avril la vente de la quasi-totalité de GE Capital afin de se recentrer sur ses activités industrielles et de distribuer potentiellement aux actionnaires plus de 90 milliards de dollars d'ici à 2018.

Le conglomérat a relevé lundi son objectif de résultat opérationnel industriel pour l'année à 1,13-1,20 dollar par action et ajouté qu'il était sur le point de boucler son objectif de vente de 100 milliards de dollars d'actifs en 2015.

"Nous transformons GE en société technologique et d'infrastructures", a souligné le groupe.

Ces dernières années, le fonds de Nelson Peltz a notamment pris pour cible DuPont et PepsiCo, leur demandant un siège au conseil d'administration et de séparer leurs affaires les plus rentables du reste de leur activité. (Supriya Kurane à Bangalore, Véronique Tison et Juliette Rouillon pour le service français)