LEAD 1-L'Eurogroupe va réfléchir à un nouveau soutien à Athènes

mardi 7 juillet 2015 17h28
 

(Ajoute déclarations de Dijsselbloem, Moscovici, Merkel)

BRUXELLES, 7 juillet (Reuters) - L'Eurogroupe va discuter d'un nouveau programme de moyen terme de soutien à la Grèce, mais il attend qu'en préalable, Athènes fasse des propositions par écrit, a déclaré mardi Jeroen Dijsselbloem.

L'Eurogroupe, que Jeroen Dijsselbloem préside, va tenir mercredi une téléconférence lors de laquelle la question d'un recours au Mécanisme européen de stabilité (MES) sera évoquée.

Prié de dire pourquoi il n'avait pas été possible d'avoir cette discussion pendant la réunion de l'Eurogroupe qui s'est tenue mardi à Bruxelles, Jeroen Dijsselbloem a expliqué que les ministres attendaient une nouvelle lettre du gouvernement grec présentant un ensemble de propositions clair et unique.

"Nous avons écouté notre nouveau collègue grec (Euclide Tsakalatos)", a déclaré Dijsselbloem. "Il n'a pas encore présenté de propositions mais il va avant tout nous envoyer très vite une demande d'aide auprès du MES, et parallèlement, il présentera les propositions de la partie grecque."

"Nous espérons parvenir à un accord le plus vite possible. Demain matin, nous aurons une téléconférence pour discuter de cette lettre, de la requête formelle auprès du MES, afin de démarrer le processus."

"La première étape sera de demander aux institutions d'évaluer la situation financière, les besoins financiers de la Grèce, et puis nous aurons un autre Eurogroupe pour décider formellement d'entamer les discussions."

"La demande auprès du MES devrait être imminente, dans quelques heures", a précisé quant à lui le ministre finlandais des Finances, Alexander Stubb, à l'issue de la réunion de l'Eurogroupe, qui sera suivie à 18h00 (16h00 GMT) d'un sommet de la zone euro.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a évoqué l'espoir d'un accord avec Athènes, ajoutant que l'Eurogroupe entendait travailler vite pour maintenir la zone euro intacte.

La chancelière Angela Merkel a de son côté estimé qu'il n'existait toujours pas de base pour des négociations, tout en évoquant un délai de plusieurs jours pour parvenir à un accord. (Robin Emmott,; Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)