SGL étudie des options stratégiques pour sa principale division

mardi 7 juillet 2015 15h43
 

FRANCFORT, 7 juillet (Reuters) - Le groupe SGL a annoncé mardi la scission de sa principale division, qui fabrique des électrodes de graphite pour les fourneaux à arc électrique, et dit étudier diverses possibilités stratégiques pour elle.

"Cette mesure permet une plus grande souplesse pour diverses options stratégiques", explique la société allemande, qui fabrique aussi de la fibre de carbone pour les véhicules électriques de BMW.

"Ainsi, le groupe SGL pourrait prendre part à d'éventuelles opportunités de consolidation dans l'industrie de l'électrode de graphique, pour autant que cela se justifie et quand cela se justifiera", ajoute-t-elle.

L'action SGL gagne 6% à 15,78 euros dans l'après-midi à la Bourse de Francfort.

La division Performance Products (PP) subit l'impact de la production bon marché des hauts fourneaux chinois, qui gagnent des parts de marché au détriment des fourneaux à arc électrique situés hors de Chine.

SGL insiste sur le fait que le nouvel acier chinois finira recyclé sous forme de ferraille par les fourneaux à arc électrique, ce qui est en soi un bon point pour sa division mais il ne donne aucune précision précise à ce sujet.

Le groupe industriel allemand a accéléré en septembre un programme de réduction des coûts et l'a encore intensifié en mars dans un marché difficile pour les électrodes de graphite. Il exclut de pouvoir parvenir au point mort, après impôt, avant 2016.

SGL a par ailleurs fixé un objectif de croissance organique de l'ordre de 50% jusqu'en 2020, par rapport à 2014, pour ses deux autres divisions, Graphite Materials & Systems (GMS) et Carbon Fibers & Materials (CFM).

La division PP a réalisé en 2014 un chiffre d'affaires de 588 millions d'euros, soit 44% du C.A. total du groupe, et dégagé un bénéfice d'exploitation de 26 millions d'euros.

Les deux autres divisions ont réalisé un C.A. combiné de 737 millions d'euros et un bénéfice d'exploitation de 17 millions.

Susanne Klatten, la femme la plus riche d'Allemagne, détient une participation de 27,5% dans SGL, BMW 18,4% et Volkswagen près de 10%. (Ludwig Burger, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)