Un débat sur la dette grecque suppose des réformes-Gabriel

mardi 7 juillet 2015 11h56
 

BERLIN, 7 juillet (Reuters) - L'éventualité d'une réduction du fardeau de la dette grecque ne peut faire l'objet d'un débat qu'à la condition que le gouvernement grec prouve qu'il entreprend des réformes, a déclaré le ministre allemand de l'Economie et vice-chancelier, Sigmar Gabriel, au magazine Stern.

On ne peut envisager de "discuter de la possibilité de réduire les dettes que si le gouvernement grec montre qu'il met en oeuvre des réformes", a-t-il dit.

Ces propos suggèrent une inflexion du discours du vice-chancelier, puisqu'il avait estimé le mois dernier qu'une réduction de la dette grecque serait inutile si Athènes s'empressait ensuite d'emprunter de nouveau.

Les ministres des Finances de la zone euro se réunissent en début d'après-midi à Bruxelles, quelques heures avant un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la région. L'Allemagne et la France ont demandé lundi au Premier ministre grec, Alexis Tsipras, de présenter de nouvelles propositions "sérieuses et crédibles" lors de ce sommet.

(Madeline Chambers et Paul Carrel; Marc Angrand pour le service français)