C'est au gouvernement grec de faire des propositions-Sapin

lundi 6 juillet 2015 08h49
 

PARIS, 6 juillet (Reuters) - Les bases d'un dialogue entre la Grèce et ses créanciers existent mais c'est au gouvernement d'Alexis Tsipras de faire des propositions, a déclaré lundi Michel Sapin au lendemain du référendum sur les mesures prônées par les créanciers d'Athènes.

Plus de 61% des Grecs ont rejeté les propositions soumises par les créanciers du pays en vue d'un accord "aides financières contre réformes".

"Le peuple s'est exprimé, il faut respecter ce vote", a dit le ministre français des Finances sur Europe 1. "Mais le vote lui-même ne règle rien de manière automatique (...) à partir de là c'est au gouvernement grec de faire des propositions".

Pour Michel Sapin, "il y a sur la table les bases d'un dialogue", à savoir les dernières propositions faites la semaine passée par les Européens, "mais c'est à la Grèce de nous démontrer qu'elle prend au sérieux ce dialogue".

"Si la Grèce fait des propositions sérieuses, solides, si de notre côté nous prenons en compte (le poids de la dette) et que nous faisons en sorte que cette dette soit dans les premiers temps, les premières années allégée pour permettre à la Grèce de s'en sortir alors il y a une base pour que des discussions puissent déboucher", a-t-il encore dit.

"Mais le fil du dialogue est très ténu", a ajouté le ministre.

Interrogé sur une possible sortie de la Grèce de la zone euro, il a répondu : "Il n'y a aucun automatisme".

"Ce qui permettra de savoir si elle sort ou si elle reste c'est la qualité des négociations qui vont s'ouvrir", a-t-il indique. "C'est au Premier ministre grec de faire des propositions (...) c'est à la Grèce de nous montrer qu'elle prend au sérieux ce dialogue".

Michel Sapin a également déclaré que la Banque centrale européenne ferait ce qu'il faut pour les banques grecques, estimant que son niveau de liquidités ne pouvait être abaissé. (Marine Pennetier et Yann Le Guernigou)