** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

lundi 6 juillet 2015 07h48
 

PARIS/LONDRES, 6 juillet (Reuters) - Les Bourses européennes sont attendues en forte baisse lundi à l'ouverture, à l'instar de l'euro et des actions en Asie hors Chine, en réaction à la victoire massive du "non" au référendum grec dimanche, qui accroît le risque d'un "Grexit" et menace de déclencher une crise majeure au sein de la zone euro.

Les Grecs ont défié l'Europe dimanche en votant massivement en faveur du "non" aux propositions des créanciers internationaux d'Athènes lors d'un référendum dont le résultat pose la question du maintien de leur pays dans la zone euro et accentue le fossé avec les "institutions".

Selon les résultats définitifs fournis par le ministère grec de l'Intérieur, le "non" l'emporte avec 61,31% face au "oui" crédité de 38,69%.

D'après les premières indications disponibles, l'indice CAC 40 parisien et le Dax à Francfort pourraient perdre jusqu'à 3% à l'ouverture et le FTSE à Londres jusqu'à 2,1%.

"En dernier ressort, ce vote ne signifie pas que la Grèce sortira de l'Union économique et monétaire mais il en accroît sensiblement le risque. La question qui se pose donc est de savoir si cette perspective débouchera sur un courant massif de ventes dans la crainte d'un effet de contagion", écrit Chris Weston, responsable de la stratégie chez IG dans une note matinale à ses clients.

Les investisseurs en Europe et dans le reste du monde seront suspendus à la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) qui doit se prononcer ce lundi matin sur le maintien ou non des liquidités d'urgence aux banques grecques, ainsi qu'à la rencontre entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président François Hollande dans la soirée, avant le sommet de la zone euro prévu mardi soir, qui sera préparé un peu plus tôt par les ministres de la zone.

"Beaucoup dépendra de ce que fait la BCE de ses liquidités d'urgence pour les banques grecques", dit Antonin Jullier, responsable de la stratégie actions chez Citi. "La BCE a la capacité de limiter l'effet de contagion."

Même si le gouvernement grec à démenti toute intention de créer une monnaie parallèle, certaines investisseurs jugent qu'il pourrait y être acculé.   Suite...