France-FN et PG saluent, différemment, le succès du non en Grèce

dimanche 5 juillet 2015 21h05
 

* Le Pen y voit le début de la fin de l'euro

* Mélenchon appelle à un moratoire sur la dette grecque

* UDI et LR regrettent la victoire du non

PARIS, 5 juillet (Reuters) - L'extrême droite française et une partie de la gauche ont salué dimanche la victoire du "non" au référendum en Grèce, les uns y voyant une nouvelle raison de sortir de l'euro, les autres un levier pour que le gouvernement d'Alexis Tsipras obtienne gain de cause.

Les résultats partiels de la consultation tenue dimanche en Grèce sur le plan de sauvetage soumis par les créanciers du pays montraient à 19h00 GMT une très nette victoire du non avec plus de 61% des suffrages. (voir )

Ni la présidence de la République ni le gouvernement n'avaient réagi dimanche en début de soirée, l'Elysée faisant simplement savoir qu'une réunion aurait lieu lundi à Paris entre François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel.

L'opposition s'est en revanche rapidement exprimée, à commencer par le Front national qui a réaffirmé sa position anti-européenne en appelant au démantèlement de la zone euro.

"Ce 'non' du peuple grec doit permettre un changement d'approche salutaire", dit Marine Le Pen dans un communiqué.

"Les pays européens doivent profiter de cet événement pour se mettre autour d'une table, constater l'échec radical de l'euro et de l'austérité, et organiser la dissolution concertée de la monnaie unique, condition indispensable au retour réel de la croissance, de l'emploi et au désendettement."   Suite...