LEAD 3-Un sondage prévoit une avance du "oui" au référendum grec

vendredi 3 juillet 2015 09h15
 

par Lefteris Karagiannopoulos et George Georgiopoulos

ATHENES, 3 juillet (Reuters) - Un nouveau sondage sur l'issue du référendum de dimanche en Grèce, par lequel les électeurs sont appelés à dire s'ils acceptent ou rejettent les propositions des créanciers internationaux, conclut vendredi à un léger avantage pour le "oui", avec 44,8%, tandis que le "non" recueillerait 43,4%.

Ce sondage, réalisé par un institut respecté, Alco, et que publie vendredi le journal Ethnos, fait état de 11,8% d'indécis.

Il montre aussi que 74% des Grecs souhaitent le maintien de leur pays dans la zone euro contre 15% qui réclament le rétablissement d'une "monnaie nationale" et 11% qui ne se prononcent pas.

Les électeurs interrogés sont divisés à égalité entre 43% pour qui le référendum sera sur le fond une consultation sur la poursuite de l'appartenance de la Grèce à la zone euro, et 43% pour qui les Grecs se prononceront uniquement, dimanche, sur une acceptation ou non des propositions des créanciers.

Néanmoins, 61% des sondés disent penser qu'une victoire du "non" accroîtra le risque d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

En outre, 46% pensent que la décision d'organiser ce référendum est une mauvaise chose et 44% sont d'un avis contraire.

Globalement, ce sondage marque un revirement car jusqu'à présent, la seule enquête d'opinion complète à avoir été publiée depuis l'annonce du référendum donnait le "non" en tête, mais déjà en net recul après l'annonce de la fermeture des banques pour toute la semaine. Cette enquête-là donnait 54% pour le "non" et 33% pour le "oui".

De son côté, Valdis Dombrovskis, commissaire européen chargé de l'euro et du dialogue social, estime vendredi dans une interview au journal allemand Die Welt que le référendum grec n'est ni factuellement ni juridiquement correct, et qu'il serait faux de penser qu'une victoire du "non" renforcera la position de la Grèce aux négociations.   Suite...