La Grèce a suspendu "de fait" son appartenance à l'euro-Sarkozy

mercredi 1 juillet 2015 13h40
 

PARIS, 1er juillet (Reuters) - Le gouvernement grec a suspendu "de fait" son appartenance à l'euro, déclare l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, dans une interview publiée mercredi par Le Monde.

Faute d'accord avec ses créanciers, le programme d'aide de la zone euro à la Grèce a expiré et Athènes n'a pu rembourser 1,6 milliard d'euros dus au Fonds monétaire international.

Les dirigeants européens espèrent encore un compromis de dernière minute qui permettrait au Premier ministre Alexis Tsipras d'ajourner un référendum prévu dimanche, ou au moins d'appeler à voter "oui" à un plan "aide contre réforme".

Faute de quoi cette consultation pourrait sonner la fin de l'appartenance de la Grèce à la zone euro.

"Nous avons un gouvernement grec qui refuse toute attitude raisonnable", déplore Nicolas Sarkozy.

C'est ce gouvernement qui a suspendu "de fait, de lui-même, l'appartenance de la Grèce à la zone euro" en refusant toutes les propositions qui lui ont été faites et "Alexis Tsipras en porte l'entière responsabilité", ajoute-t-il.

L'ex-président, qui avait tenté en 2011 avec la chancelière allemande Angela Merkel de dissuader le Premier ministre grec de l'époque, George Papandréou, de recourir à un référendum, juge "anormal" l'appel d'Alexis Tsipras à voter "non".

Au demeurant, "la seule question qui ait un sens est celle, pour la Grèce, de son appartenance à l'Europe", ajoute-t-il.

Le prédécesseur de François Hollande estime en tout état de cause que l'Europe ne peut pas céder à un gouvernement grec dans lequel "figurent l'extrême gauche et l'extrême droite".   Suite...