** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

mardi 30 juin 2015 07h52
 

PARIS, 30 juin (Reuters) - Après leur chute de la veille liée à la brutale aggravation de la crise grecque, les principales Bourses européennes devraient poursuivre leur baisse mardi, Athènes se dirigeant, à moins d'un accord de dernière minute, inéluctablement vers un défaut de paiement vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI), à qui le pays à court d'argent doit rembourser 1,6 milliard d'euros d'ici minuit.

D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien, qui avait plongé lundi de 3,74% soit son plus fort repli sur une séance depuis le 1er novembre 2011, pourrait perdre jusqu'à 0,6% à l'ouverture, le Dax à Francfort 0,7% et le FTSE à Londres 0,5%.

Alors que les Bourses asiatiques avait également pâti des inquiétudes sur la Grèce, elles s'inscrivent toutes en hausse dans leurs derniers échanges, à l'instar la Bourse de Tokyo, qui gagne 0,5% à 20 minutes de la clôture après avoir cédé 2,88% la veille.

Lundi, imitant leurs homologues européennes, Wall Street a abandonné environ 2% en raison des craintes des conséquences d'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, un repli qui a fait basculer dans le rouge le Dow Jones et le S&P 500 depuis le début de l'année.

A quelques heures du probable défaut de paiement, au moins 20.000 Grecs sont descendus dans les rues d'Athènes lundi soir pour apporter leur soutien au Premier ministre Alexis Tsipras.

En décidant de soumettre à référendum les propositions des créanciers de la Grèce, le dirigeant du parti de gauche anti-austérité Syriza a précipité la rupture avec ses partenaires européens et s'est vu contraint d'imposer des mesures de contrôle des capitaux pour éviter un effondrement des banques grecques.

Un défaut de la Grèce déclencherait des événements en cascade avec peut-être à la clé un "Grexit", une sortie du pays de la zone euro, dont Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), estime dans une interview publiée mardi par le quotidien Les Echos qu'elle "ne peut malheureusement plus être exclue".

Selon des sources proches de l'Union européenne et du gouvernement grec, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a proposé une offre de la dernière chance à Athènes afin de tenter de parvenir à un accord "argent frais contre réforme" avant l'expiration ce mardi de l'actuel programme de renflouement.

Mais aucun signe n'attestait tôt mardi matin que le Premier ministre grec, qui a appelé les électeurs à rejeter massivement les propositions "humiliantes" et "insultantes" des créanciers lors du référendum qu'il a fixé dimanche prochain, pourrait accepter cette offre.   Suite...