ENCADRE-Les points de désaccord entre la Grèce et ses créanciers

vendredi 26 juin 2015 16h48
 

BRUXELLES, 26 juin (Reuters) - A la veille d'une réunion de l'Eurogroupe présentée comme décisive, des documents distincts élaborés par la Grèce et par ses créanciers sur les réformes nécessaires pour débloquer de nouvelles aides financières à Athènes diffèrent principalement sur les retraites, la fiscalité et les privatisations.

Athènes et ses bailleurs de fonds sont censés s'accorder lors de la réunion de samedi sur une liste de réformes afin d'éviter un défaut grec sur un paiement de 1,6 milliard d'euros dû au Fonds monétaire international (FMI) mardi.

L'offre grecque prévoit une augmentation des recettes de l'Etat équivalant à 0,93% du produit intérieur brut (PIB), grâce entre autres à une réforme de la TVA, alors que les créanciers demandent des recettes de 1% du PIB.

L'offre grecque est inférieure à ce seuil parce qu'Athènes refuse d'imposer le taux de base de TVA de 23% à l'hôtellerie et la restauration afin d'épargner le secteur du tourisme, pilier de l'économie nationale.

La Grèce entend aussi que ses îles continuent de bénéficier d'une décote de 30% sur la TVA.

Les divergences entre les deux parties portent aussi sur les dépenses militaires, que les créanciers souhaitent voir réduites de 400 millions d'euros alors qu'Athènes entend limiter ces coupes à 200 millions.

LE TRANSPORT MARITIME ÉGALEMENT VISÉ

Pour augmenter les recettes de l'Etat et atteindre ses objectifs budgétaires 2015, la Grèce propose d'appliquer un taux d'imposition des bénéfices de 12% au-delà de 500.000 euros.   Suite...