France-Noyer dit ne jamais avoir reçu "d'instruction" de Pérol

jeudi 25 juin 2015 11h48
 

par Chine Labbé

PARIS, 25 juin (Reuters) - Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a assuré jeudi n'avoir jamais reçu "d'instruction" des pouvoirs publics sur l'aide à apporter en 2008 et 2009 aux Banques populaires et aux Caisses d'épargne lors de leur rapprochement.

Christian Noyer, selon qui l'idée de relancer le processus de mariage entre les deux banques vient de ses services et non d'une "impulsion politique", a toutefois reconnu ne pas avoir été "dans le secret" des réunions au plus haut niveau de l'Etat.

Il était entendu comme témoin au procès pour prise illégale d'intérêts de François Pérol, actuel président du directoire de BPCE, maison mère de la banque Natixis.

Ce dernier est soupçonné d'avoir pris en 2009 la tête de BPCE après avoir été associé "de manière étroite" aux négociations sur la fusion des Banques populaires et des Caisses d'épargne quand il était conseiller auprès de Nicolas Sarkozy.

Il lui est notamment reproché d'avoir émis des avis auprès des autorités compétentes sur le montant de l'aide qui serait accordée au futur groupe et sa structure juridique.

"Le montant de l'aide a été calculé par nous et décidé formellement par le ministre des Finances", a déclaré jeudi Christian Noyer. "Je n'ai jamais reçu d'indication, d'instruction. Je n'ai aucun souvenir qu'il y ait eu quelque tentative que ce soit d'influence."

Interrogé sur la nécessité d'une validation de la présidence, compte tenu du contexte de crise financière et des montants évoqués, le gouverneur de la Banque de France a indiqué qu'il informait régulièrement le secrétaire général de l'Elysée de l'évolution du dossier.

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