France-L'Etat souhaite d'autres solutions pour MyFerryLink

mardi 23 juin 2015 20h49
 

PARIS, 23 juin (Reuters) - Le gouvernement a appelé mardi soir Eurotunnel à rechercher "d'autres solutions" que la cession de deux ferrys à la société danoise DFDS en raison d'inquiétudes sur les conséquences pour quelque 600 emplois dans la région.

L'opérateur du tunnel sous la Manche a annoncé le 7 juin la vente à DFDS de deux bateaux, le Berlioz et le Rodin, qui effectuaient la liaison Douvres-Calais et étaient exploités sous l'enseigne MyFerryLink par des salariés de l'ancienne SeaFrance regroupés en coopérative (Scop).

Ces salariés, qui sont au nombre de 600 environ et dont la Scop risque la liquidation, ont manifesté mardi, entraînant la fermeture pendant plusieurs heures du tunnel sous la Manche et des blocages dans le port de Calais. (voir )

Le secrétariat d'Etat aux Transports avait convoqué une réunion vendredi pour évoquer les conditions de reprise des salariés de la Scop SeaFrance après n'avoir pu obtenir de garantir du patron de DFDS.

Cette dernière réunion n'a pas donné satisfaction et le gouvernement appelle Eurotunnel à modifier ses plans.

"Cette opération risque d'entraîner de lourdes conséquences sur l'emploi. Il convient donc de rechercher d'autres solutions permettant la reprise de davantage de salariés", dit le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies dans un communiqué.

"Le gouvernement demande à Eurotunnel de revoir son projet et de travailler à une meilleure solution du point de vue de l'emploi. Le Groupe Eurotunnel, grande entreprise du Calaisis, ne peut pas se dédouaner de sa responsabilité sociale."

Un peu plus tôt, une porte-parole d'Eurotunnel avait dit "comprendre" l'inquiétude des salariés et assurer "espérer qu'il y aura des propositions d'emplois appropriées".

(Gregory Blachier)