Berlin s'oppose à toute décote sur la dette grecque, dit Gabriel

mardi 23 juin 2015 15h50
 

BERLIN, 23 juin (Reuters) - Le vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel, a déclaré mardi qu'une décote sur la dette publique de la Grèce ne servirait à rien si Athènes se contentait ensuite d'accumuler de nouvelles dettes, ajoutant que l'Allemagne et l'Europe ne devaient céder à aucun chantage.

Sigmar Gabriel, un social-démocrate qui détient aussi le portefeuille de ministre de l'Economie dans le gouvernement d'Angela Merkel, a ajouté qu'un accord avec la Grèce était possible maintenant qu'Athènes avait avancé de nouvelles propositions.

Les discussions en cours entre le gouvernement grec et les créanciers internationaux du pays ne portent pas sur une éventuelle réduction de la dette grecque mais Athènes espère que le sujet sera abordé ultérieurement.

"Nous savons tous que si le premier pilier de la maison Europe devait s'effondrer, ce serait mauvais, non seulement sur le plan économique et financier mais aussi sur le plan politique", a dit Sigmar Gabriel lors d'un déplacement à Fellbach, dans le sud de l'Allemagne.

"Il ne s'agit pas de décider ce que l'on va faire de la dette existante mais plutôt de l'enjeu que constitueront les dettes futures", a-t-il ajouté.

"Même une décote sur la dette ne mènerait nulle part si, le lendemain, de nouvelles dettes s'accumulaient", a-t-il ajouté.

(Gernot Heller, Marc Angrand pour le service français)