ENCADRE-Les propositions de la Grèce à ses créanciers

mardi 23 juin 2015 13h30
 

BRUXELLES/ATHENES, 23 juin (Reuters) - Les nouvelles propositions de réformes présentées par le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui ont été saluées lundi par les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro, correspondent à un montant total de 7,9 milliards d'euros sur la période 2015-2016.

Il s'agit quasiment en intégralité de hausses des revenus et non de réductions de dépenses.

Selon ces propositions, telles qu'elles sont présentées par des responsables grecs et la presse, les mesures prévues par le gouvernement (économies et nouvelles recettes) devraient dégager 2,69 milliards d'euros, soit 1,51% du produit intérieur brut (PIB), en 2015 puis 5,2 milliards d'euros (2,87% du PIB) l'an prochain.

Les précédents objectifs chiffrés étaient de 1,99 milliard (1,1% du PIB) pour cette année et 3,58 milliards d'euros (2% du PIB) en 2016.

Voici les principales propositions soumises par Athènes à ses créanciers -- les pays de l'Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) -- pour y parvenir.

RETRAITES

Ce projet prévoit une limitation progressive des départs en retraite anticipée entre 2016 et 2025, mais avec le maintien d'exceptions pour certaines catégories, comme les salariés exposés à des facteurs de pénibilité et les mères de famille présentant un handicap.

Concernant l'allocation de solidarité sociale (EKAS), l'un des principaux points de blocage entre Athènes et ses créanciers internationaux, qui exigeaient sa suppression, le gouvernement compte la maintenir dans un premier temps.   Suite...